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Une fin d’année chargée

François Bellefeuille
Photo courtoisie, Marilou Hainault L'humoriste François Bellefeuille.

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Il y a quelques mois, François Bellefeuille ne savait trop de quoi aurait l’air sa deuxième moitié de 2020, lui qui a dû reporter sa tournée en raison de la pandémie. L’humoriste ne chômera finalement pas avec une première participation au Bye Bye et la préparation de son animation du gala Les Olivier. « Je me retrouve avec un mois de décembre assez capoté », dit-il.  

Ayant tout à coup un horaire vide de spectacles cet automne, François Bellefeuille a décidé de s’embarquer dans deux gros projets avec le Bye Bye et Les Olivier. « Quand on m’a offert le Bye Bye, j’étais comme : quelle belle nouvelle ! Je vais être occupé malgré la pandémie », dit l’humoriste.

Même s’il n’est pas dans l’équipe officielle de scripteurs du Bye Bye, François Bellefeuille indique avoir participé à l’écriture de « deux sketches et demi ». 

« Pour moi, c’est tout nouveau. Je suis bien excité. J’ai le même genre d’excitation que quand je suis entré à l’École de l’humour. Je suis un des petits nouveaux avec Sarah-Jeanne Labrosse. J’espère sortir de l’expérience aussi heureux que je le suis en ce moment. Les tournages commencent la semaine prochaine. Ça s’en vient vraiment tangible. »

Angoisse

Croit-il en ses talents de comédien, lui qui sera en compagnie d’interprètes chevronnés ? « C’est sûr que je fais un peu de déni de ce côté-là... Dans la comédie, j’ai quand même confiance en mes moyens. Ce qui me sécurise, c’est que ce n’est pas moi qui ferai les grosses imitations importantes. Ils m’ont déjà tassé (rires) ! »

Ces dernières semaines, François Bellefeuille a aussi commencé à travailler sur le gala Les Olivier, qu’il animera pour la première fois en mars. « On a deux réunions de création par semaine, dit-il. Ça avance vite. Le seul côté plate, c’est qu’on doit se préparer au pire, ce qui veut dire “pas de public”. J’ai un petit côté d’angoisse là-dedans. »

Il prévoit d’en parler avec Louis-José Houde, qui a brillamment animé le gala de l’ADISQ au début du mois. « Je veux savoir comment il a vécu ça de l’intérieur. On sera vraiment au même endroit, dans le même studio. J’ai trouvé qu’il a fait ça de manière vraiment incroyable dans les circonstances. »

Tournée reportée

François Bellefeuille avait dépassé le cap des 300 représentations de son one-man show Le plus fort au monde quand la pandémie a frappé, au printemps. « Il me restait un an de tournée, dit-il. Je devais finir en février ou mars 2021. Là, je ne sais pas comment gérer ça. »

Depuis huit mois, ses spectacles sont constamment repoussés. « Ce sont surtout les salles qui décident avec le producteur. Et il faut que ça fonctionne avec mon horaire. Je pense que dès que le printemps arrivera, ce sera plus facile de sortir des zones rouges. Mais j’ai de la misère à croire qu’en 2021, on va avoir des salles de spectacles à pleine capacité. »

Ne plus faire de tournée signifie aussi que François Bellefeuille passe beaucoup plus de temps avec sa conjointe et ses enfants de trois et cinq ans. 

« Ma vie a changé complètement. Je suis tout le temps à la maison, tous les soirs. Mes enfants n’en reviennent juste pas. Je commence à m’attacher à ça. Ce moment-là va être difficile quand je recommencerai à faire des shows. Il va falloir que ça se fasse un peu progressivement. Je ne pourrai pas me remettre à faire des shows dans le tapis, comme j’en faisais avant, du jour au lendemain. »