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Kingsbury veut nourrir les enfants

Il versera 500 $ par victoire au Club des petits déjeuners au cours de la saison

Mikaël Kingsburry
Photo d’archives Mikaël Kingsbury aura une motivation supplémentaire cette saison.

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Mikaël Kingsbury n’est pas qu’un champion à tous les égards, il a aussi le cœur à la bonne place. Le skieur de bosses a annoncé cette semaine qu’il remettrait 500 $ au Club des petits déjeuners pour chacune de ses victoires cette saison.

Et connaissant sa régularité sur la plus haute marche du podium dans les dernières années, l’organisme qui vient en aide aux enfants de partout au Canada peut s’attendre à recevoir quelques milliers de dollars.

« Je suis assez constant sur le podium, mentionne-t-il lors d’une conversation téléphonique. Je suis capable d’aller de cinq à huit victoires. Je sais que ce n’est pas beaucoup, mais c’est de l’argent qui vient de mes poches.

« L’année passée, j’ai gagné sept Coupes du monde, ça aurait fait 3500 $ que j’aurais pu leur donner. Je pense que c’est un objectif réalisable pour cette année si on ne se fait pas lancer trop de balles courbes par la COVID. »

Bon ambassadeur

Le skieur de Deux-Montagnes est associé au Club des petits déjeuners depuis 2017, et l’organisme ne pouvait rêver d’un meilleur ambassadeur.

« On est extrêmement heureux. Chaque fois qu’il peut en faire plus, il l’a toujours fait. Il a déjà invité des jeunes à venir couvrir la Coupe du monde à Tremblant », relate le directeur général Tommy Kulczyk.

Comme le mentionnait Kingsbury, des entreprises vont emboîter le pas à son initiative.

C’est d’ailleurs le cas de Boiron Canada qui égalera les dons du skieur, de sorte que plus d’enfants profiteront de ce nouvel argent injecté dans le programme. 

Important

Pour Kingsbury, ça tombait sous le sens de s’associer au Club des petits déjeuners.

« Je le sais que c’est drôle à dire, mais le déjeuner est mon repas préféré et c’est un repas qui me donne de l’énergie pour la journée. Je fais l’effort de me lever plus tôt le matin juste pour pouvoir prendre un gros déjeuner. »

En tant qu’athlète d’élite, il est à même de constater l’importance du premier repas de la journée.

« Je sais à travers les années à quel point le déjeuner me sert. J’ai toujours eu de la misère à concevoir qu’il y a des jeunes au Québec, au Canada, qui se rendent à l’école le ventre vide.

« Je sais à quel point c’est difficile de se concentrer pendant toute une journée d’école. »

Discret

Selon Tommy Kulczyk, Mikaël Kingsbury est un ambassadeur modèle qui brille par sa disponibilité.

« C’est un exemple non seulement pour les enfants, mais aussi pour nous tous en ce qui concerne de saines habitudes de vie. Depuis les premiers jours, il est toujours disponible malgré son horaire chargé. »

Et le principal intéressé ne veut pas forcément attirer les projecteurs sur lui ou sur son implication. Il révèle d’ailleurs qu’il s’est souvent impliqué en toute discrétion.

« Je suis allé servir des petits déjeuners dans des écoles de Montréal sans vraiment en parler. Notre partenariat a grandi, et cette année, j’ai décidé d’en faire plus. »

Une année qui fait mal 

S’il y a une année où une plus grande rentrée était souhaitable pour le Club des petits déjeuners, c’est bien 2020.

En temps de COVID, les demandes sont plus fortes et la pression financière est à la hausse. On parle d’une demande qui a grimpé de 25 % à travers le Canada, selon Tommy Kulczyk qui est directeur général de l’organisme.

« Seulement au Québec, on parle de 50 000 déjeuners par matin alors qu’avant c’était 40 000.

« De plus, les coûts ont augmenté et on a dû s’ajuster aux nouvelles normes avec des menus froids emballés individuellement. Le coût des aliments a lui aussi augmenté », ajoute-t-il.

Incertitude

Mikaël Kingsbury espère quant à lui pouvoir contribuer au maximum à la caisse du Club des petits déjeuners dans une saison sportive marquée par l’incertitude.

« Tout peut changer, il faut qu’on soit prêts à se faire lancer des balles courbes », prévient-il.

« Pour l’instant, on a trois courses confirmées avant Noël. Il y en a aussi deux à Calgary et deux autres États-Unis qui ne sont pas encore confirmées après Noël. Il y a aussi les Championnats du monde. »

Le skieur de 28 ans espère donc avoir plusieurs occasions de monter sur la plus haute marche du podium pour remplir sa promesse.