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Publier la violence

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En fin d’après-midi, lundi passé, l’entrepreneure et influenceuse Elisabeth Rioux a révélé sur Instagram avoir été victime de violence conjugale.

Elle a publié des photos de son visage tuméfié sur sa plateforme virtuelle.

Trente pour cent des adolescentes et des adolescents du Québec ont déjà vécu de la violence dans leurs relations amoureuses.

En 2017, une étude menée par le Centre d’étude sur le trauma de l’Institut universitaire en santé mentale (CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal) a démontré que plus du tiers des jeunes adultes subissaient une forme de violence physique dans leurs relations amoureuses.

Statistique Canada a révélé en 2008 que les personnes de 15 à 24 ans étaient quatre fois plus à risque de subir de la violence conjugale que les individus de 45 à 54 ans.

Le visage de la violence conjugale n’a pas d’âge, 

Elisabeth Rioux en est la preuve.

Pas juste du beau sur les réseaux sociaux

Merci à Elisabeth Rioux de s’être confiée à ses 1,7 million d’abonné.es. Ça prend du courage pour diffuser ces images.

Respect pour cette entrepreneure de 23 ans qui a utilisé sa plateforme virtuelle pour nous montrer le drame qu’elle vivait dans sa vie réelle. 

Elle a ainsi offert à ses fans l’exemple d’une personne qui ose dénoncer.

Puisqu’elle est un modèle pour des centaines de milliers de jeunes gens, son témoignage a sûrement su faire passer le message que, même si on est victime de violence conjugale, on ne devrait jamais avoir honte de le dire.

Elisabeth, tu as probablement permis à de nombreux jeunes qui vivent la même chose que toi de comprendre que ce n’est pas acceptable de subir de la violence quand on est en amour.

Un modèle, ça sert aussi à ça.

Le visage de la violence conjugale ne devrait jamais être recouvert d’un voile de honte. 

Merci à toi d’avoir contribué à le lever.