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Une compétition intense

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Photo d'archives, AFP Dans une division canadienne, les matchs entre les Canucks et le Canadien pourraient être endiablés.

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Selon les premières indications, le concept d’une division canadienne semble de plus en plus l’avenue qu’empruntera la Ligue nationale de hockey en prévision de la saison 2020-21.

Un scénario qu’on a fait circuler pendant quelques semaines afin de sonder les intervenants les plus influents du hockey professionnel. Devant les conséquences désastreuses de la deuxième vague du coronavirus, a-t-on vraiment le choix ?

Ce qu’on étudie présentement, c’est la création de quatre nouvelles divisions. Rien n’est coulé dans le béton, on soumet des propositions et elles seront soumises éventuellement à un comité réunissant joueurs et propriétaires. Pour l’instant, les premières ébauches ont été déposées sur les bureaux des décideurs de la Ligue nationale de hockey (LNH) et de l’Association des joueurs.

Pour la division canadienne, on connaît déjà les noms des villes qui formeront le groupe des sept.

Qu’advient-il alors de la division Atlantique ? Disons qu’on proposera une division Est : Boston, Buffalo, New York (Rangers et Islanders), New Jersey, Pittsburgh, Philadelphie et Washington.

La division Centrale pourrait regrouper la Caroline, Tampa Bay, la Floride, Nashville, Chicago, le Minnesota, Detroit et Columbus. Les Red Wings et les Blue Jackets ont évolué, pendant plusieurs années, dans la division Centrale... La division Ouest comprendrait Los Angeles, Anaheim, San Jose, Colorado, St. Louis, Dallas, l’Arizona et Vegas.

Spécialistes de la santé

Il s’agit d’un dossier intéressant puisqu’il impliquera éventuellement des modifications au calendrier des matchs au fur et à mesure que la saison progressera.

Par exemple, si les spécialistes de la santé parviennent à contrôler la pandémie, il est possible que la frontière entre le Canada et les États-Unis soit de nouveau ouverte aux voyageurs.  

Mais, pour l’instant, on s’en tiendrait à un calendrier chargé, marqué par des séries de deux matchs en deux soirs... avec une journée de repos et une autre série de deux matchs en deux soirs... toujours contre la même équipe.

La division canadienne, à n’en pas douter, soulèverait un certain intérêt. Plus de matchs contre les Maple Leafs, plus de matchs contre Connor McDavid, plus de matchs contre les Canucks qui ont causé une belle surprise cet été.  

Un calendrier comme celui à l’étude créerait de nouvelles rivalités et il fournirait aux équipes l’occasion d’une meilleure préparation au tournoi printanier. En favorisant les matchs entre certaines équipes, la compétition serait encore plus intense, un peu comme pendant les séries éliminatoires. Au fait, on peut toujours s’interroger sur la manière dont le Canadien s’en tirerait dans cette nouvelle division.

Appartiendrait-il au top 3 ?

Assurément.

Un petit rappel

Rappelons tout d’abord quelques faits :

Le Canadien, les Canucks et les Flames ont été les trois formations canadiennes ayant fait belle impression lors des séries éliminatoires. Vancouver a même éliminé les Blues, les champions en titre. Le CH a sorti les Penguins de Pittsburgh et Sidney Crosby dès le premier tour avant de s’incliner devant les Flyers. Les Flames ont chassé les Jets de la compétition dès le premier tour.

Les Maple Leafs de Toronto ? Élimination au premier tour face aux Blue Jackets. Les Flames ? Élimination au deuxième tour. Les Oilers ? Élimination au premier tour. Les Jets ? Élimination au premier tour.

Indiscutablement, Claude Julien miserait sur le meilleur duo de gardiens de la division. Mais, attention, les équipes de l’Ouest possèdent de bonnes attaques. Et si c’est le cas à Vancouver, ce l’est surtout à Edmonton, et il y a les Maple Leafs. Et il ne faut pas oublier les Jets, surtout si Laine veut bien jouer à la hauteur de son talent.

La brigade défensive qui a subi quelques transformations n’aurait aucun moment de répit, mais elle est expérimentée, talentueuse et solidement appuyée par Carey Price. Et l’attaque du Tricolore devrait être plus variée et plus polyvalente. De sorte qu’elle pourrait s’adapter au style que déploient les autres formations de la division canadienne.

Ajoutons que le CH représente la formation ayant effectué les changements les plus importants au cours de l’entre-saison...

Évidemment, Toronto serait, selon plusieurs observateurs, l’équipe à battre dans cette nouvelle division... sauf que, et je vous en ai fait part il y a quelques jours, j’ai du mal à m’imaginer que les Leafs puissent être supérieurs à la formation de l’an dernier. Peut-être y aura-t-il une amélioration à la défensive, mais l’attaque, sans avoir perdu de son lustre, n’a pas réussi à colmater des brèches importantes au niveau des employés de soutien.

En ce qui concerne la compétition, on peut être assuré qu’on assisterait à des matchs âprement disputés.   

Caufield terrassé 

J’ignore si vous avez vu les images de ce match opposant la formation du Wisconsin à celle de l’Université Notre-Dame... mais il y a une séquence impliquant Cole Caufield, premier choix du Canadien en 2019, qui se fait frapper solidement par Colin Theisen, de l’Université Notre-Dame. Caufield, un droitier évoluant sur le flanc gauche, a fait un virage brusque vers sa droite pour occuper de l’espace dans la zone privilégiée, il a décoché un tir, mais au même moment, Theisen lui a servi une retentissante mise en échec.  

Coup porté à la tête, difficile de dire.

Joueur au petit gabarit, Caufield est un marqueur talentueux, et justement, on ne lui fera pas de cadeau si jamais il atteint, un jour, la Ligue nationale de hockey. Il devra apprendre à gagner de l’espace de manœuvre en faisant preuve d’astuce.  

Dans le calepin

Pourquoi Corey Perry est-il toujours sur la ligne de côté ? N’a-t-il pas joué un rôle important lors des séries éliminatoires avec les Stars de Dallas ? N’a-t-il pas montré de meilleurs résultats que Wayne Simmonds et Joe Thornton, tous les deux sur la touche lors des compétitions estivales ? 

Mike Hoffman est sur la liste des priorités de Doug Armstrong, directeur général des Blues de St. Louis. Encore faut-il qu’il prenne les mesures pour respecter le plafond salarial...