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Inscriptions en hausse au baccalauréat en enseignement

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La pandémie et les conditions difficiles d'enseignement n'ont pas découragé les futurs professeurs. Pour une deuxième année consécutive, les inscriptions au baccalauréat en enseignement dans les universités sont à la hausse. 

«Nos jeunes voient le futur, les possibilités. Il y a beaucoup d'attraction dans le domaine de l'Éducation», a souligné la ministre de l'Enseignement supérieur, Danielle McCann.

Selon les plus récentes données du ministère de l'Éducation, les inscriptions aux études universitaires en enseignement sont en hausse de 10,2 % par rapport à 2019. Pour le baccalauréat en enseignement secondaire, l'augmentation est de 9,6 %.

En enseignement préscolaire et primaire, où les besoins sont particulièrement criants, c'est 16,9 %. À terme, ce sont des centaines de professeurs de plus dans le réseau scolaire.

Fin des «années de vache maigre»

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, est persuadé que la hausse des inscriptions est le résultat d'un changement de ton au gouvernement.

«On a créé des bourses, des programmes de mentorat pour réussir l'insertion professionnelle des nouveaux enseignants, a-t-il expliqué. On rénove des écoles, on sent qu'il y a un souffle positif en éducation et les cégépiens s'inscrivent.»

Si les ministres se félicitent des récentes données, tout n'est pas gagné. La pénurie d'enseignants au Québec a été exacerbée par la pandémie. Des incitatifs financiers ont été décaissés pour ramener des retraités dans le réseau scolaire.

«Quand des jeunes s'inscrivent dans les facultés des sciences de l'Éducation, ça fait plus de suppléants, a ajouté le ministre Roberge. Quand tu étudies dans un baccalauréat de quatre ans, souvent, tu prends un contrat à temps partiel de suppléance. Ça va nous aider!»