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Garda soutient que la Caisse de dépôt tente de l’intimider

Garda soutient que la Caisse de dépôt tente de l’intimider
Photo d'archives

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Le ton a encore monté d’un cran mardi dans le conflit acrimonieux qui oppose la firme de sécurité montréalaise GardaWorld à la Caisse de dépôt et placement.

Garda a dévoilé une mise en demeure que lui a fait parvenir la Caisse lundi, juste avant que le PDG de l’entreprise, Stéphan Crétier, n’accorde une entrevue à Radio-Canada. 

Dans la lettre, l’institution intime Garda et ses représentants de « s’abstenir d’émettre toute déclaration mensongère eu égard au rôle joué par la Caisse » dans le projet de l’entreprise d’acquérir le géant britannique G4S pour 5,2 milliards $, y voyant un « procès d’intention » à son endroit.

« Je suis surpris et déçu de constater que la Caisse de dépôt tente de m’intimider. Elle souhaite me museler », a déclaré mardi M. Crétier dans un communiqué, accusant l’institution de se comporter comme si elle était dans un « État autoritaire ».

Dans l’entrevue télé, Stéphan Crétier disait souhaiter que les dirigeants de la Caisse « arrêtent de nous nuire ».

« Ce combat-là [visant l’achat de G4S], je ne peux pas le perdre », affirmait-il également, avant d’implorer le premier ministre François Legault d’intervenir dans le dossier.

« Attaques publiques répétées »

La mise en demeure de la Caisse évoque une autre missive que celle-ci a fait parvenir à l’entreprise le 9 novembre et dans laquelle l’institution a « notamment demandé à Garda de cesser immédiatement ses attaques publiques répétées contre la Caisse ».

Garda n’a pas digéré qu’Allied Universal, une firme américaine dans laquelle la Caisse détient une participation de 35 %, dépose une offre concurrente à la sienne pour G4S.

Il y a quelques semaines, la Caisse a proposé un prêt de plus de 1 milliard $ US à Garda pour l’aider à financer la transaction proposée, mais l’entreprise a préféré une offre provenant d’institutions financières privées.

Au début du mois, M. Crétier s’est étonné que la Caisse souhaite participer à l’acquisition de G4S, notant que cette dernière figure sur la « liste noire de plusieurs grandes caisses de retraite » en raison de manquements éthiques passés.