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Le verre à moitié plein

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Pragmatisme ou ambition ? C’est le dilemme éternel dans la lutte contre les changements climatiques.

Sans surprise, le gouvernement Legault a opté pour un plan qui lui ressemble : chiffré, cohérent, réaliste, sans contraintes qui risqueraient de trop froisser les Québécois.

Il tente ainsi de gagner en crédibilité ce que les gouvernements précédents ont dilapidé avec des plans mirobolants qui ne menaient nulle part. 

Réduire trois fois plus les GES en 10 ans que tous les efforts des années précédentes ne sera pas une mince affaire.

Le calcul est simple : agir sur ce que le Québec contrôle, bonifier ensuite, au fur et à mesure que les technologies évolueront.

Le problème ? C’est loin d’être suffisant.

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Pire qu’on pense

Même si tous les signataires de l’Accord de Paris respectaient leurs obligations (ce dont on peut largement douter), au rythme où vont les choses, les scientifiques prévoient un réchauffement du climat de 3 degrés Celsius. 

Ça veut dire quoi ? Tel que l’a écrit le journaliste américain David Wallace-Wells dans son livre-choc La terre inhabitable, « c’est bien bien pire que tout ce qu’on a imaginé. »

Sécheresses, famines, inondations, pollution de l’air, ces changements, écrit-il, ne seront pas subtils, mais produiront plutôt une cascade d’effets dévastateurs qui s’amplifieront. 

Qui manque d’ambition ?

Face à une telle menace, on peut bien reprocher à François Legault de manquer d’ambition. C’est oublier qu’il a plutôt présenté un plan vert à l’image de ce que la majorité des Québécois sont prêts à accepter.

Il a compris ce que nous refusons d’admettre. Nous sommes prêts à marcher pour le climat par un beau vendredi de septembre, mais pas de là à bouleverser nos habitudes de consommation.

On dit souvent qu’on a les gouvernements qu’on mérite. Eh bien, on a aussi les plans verts qu’on mérite.