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Les espèces migratrices vivent intensément et meurent jeunes

Les espèces migratrices vivent intensément et meurent jeunes
AFP

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Les oiseaux et mammifères migrateurs, qui dépensent beaucoup d’énergie en traversant de grandes distances pour trouver de la nourriture ou un endroit de nidification, meurent plus jeunes que leurs congénères sédentaires, mais ont plus de descendants, selon une étude mardi.

Publiée dans Nature Communications, elle a analysé plus de 700 espèces d’oiseaux et 540 de mammifères, et en conclut que du point de vue de l’évolution, aucune des deux stratégies n’est meilleure que l’autre.

« Ce sont juste deux différentes façons d’affronter les problèmes de l’existence », selon un des auteurs, Stuart Bearhop, professeur à l’Université britannique d’Exeter. 

« Une façon consiste à vivre intensément et mourir jeune, l’autre à vivre calmement », en se reproduisant sur une plus longue période. Les deux méthodes s’équilibrent, sinon un groupe en viendrait à dominer l’autre, selon le Pr Bearhop.

Certaines espèces jouent sur les deux tableaux. La fauvette à tête noire par exemple, peut être sédentaire ou migratrice. Dans ce dernier cas, elle vit moins longtemps, atteint la maturité plus vite et a davantage de descendants.

L’étude a trouvé que la taille des animaux jouait aussi un rôle en matière de migration. 

« Les espèces volantes migratrices (oiseaux, chauve-souris...) ont souvent des corps plus petits que leurs équivalents sédentaires, alors que les espèces terrestres et marines migratrices tendent à être plus grosses », a dit le Pr Bearhop.

Leur taille permet aux plus grosses de stocker suffisamment d’énergie pour couvrir de longues distances, sur terre ou en mer.