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Québec pourrait serrer la vis

Choqué que des clients ne puissent être servis en français, Jolin-Barrette promet qu’il fera respecter la loi 101

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Le futur plan d’action du gouvernement Legault visant à défendre la langue française pourrait contenir des «mesures coercitives» pour s’assurer que les entreprises respectent la loi 101.

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«Choqué» que des clients ne puissent être servis en français dans bon nombre de commerces du centre-ville de Montréal comme le révélait Le Journal, le ministre Simon Jolin-Barrette promet d’agir. 

  • Écoutez l'analyse d'Antoine Robitaille et de Caroline St-Hilaire sur QUB Radio:  

«Dans le plan d’action que j’ai l’intention de déposer, il y aura des mesures qui vont faire en sorte d’accompagner les entreprises, des mesures, nécessairement, qui seront incitatives, mais, effectivement, il pourrait y avoir des mesures coercitives dans certaines situations parce que si on veut s’assurer que la loi s’applique, c’est important de faire en sorte d’avoir des mécanismes pour que la loi s’applique», a-t-il glissé, en entrevue avec notre Bureau parlementaire.

Simon Jolin-Barrette rappelle que le droit de se faire servir en français est inscrit noir sur blanc dans la Charte de la langue française. «Il faut que ce droit-là soit exécutoire», plaide-t-il.

Impossible toutefois d’en savoir plus pour l’instant. Et le mystère reste entier quant au moment où le ministre responsable de la Langue française compte dévoiler son fameux plan d’action. 

Cet été, il promettait de le déposer «dans les prochaines semaines». Il parle désormais du «moment opportun».  

Pas trop de bureaucratie

Est-ce que le mandat de protéger et de promouvoir la langue française est plus ardu quand on est membre d’un gouvernement d’hommes d’affaires, qu’on pense par exemple aux ministres Pierre Fitzgibbon ou Éric Girard ? M. Jolin-Barrette assure que non.

«Je peux vous assurer que mes collègues économiques, ceux qui occupent des portefeuilles économiques, vont appuyer ces mesures et seront solidaires de ces mesures», dit-il.

Néanmoins, il hésite à assujettir les entreprises de 25 à 49 employés à la loi 101. «J’y réfléchis encore, mais une chose qui est sûre, c’est qu’il faut améliorer l’offre de service dans les entreprises, mais il ne faut pas faire en sorte qu’il y ait une trop grande bureaucratie par rapport aux PME».

Le ministre Simon Jolin-Barrette convient que l’État québécois doit être exemplaire en matière de promotion et de protection de la langue française, ce qui inclut les sociétés d’État.   

  • Écoutez la chronique politique de Rémi Nadeau, chef du Bureau parlementaire à Québec, sur QUB radio:    

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Par exemple, l’utilisation du « bonjour » à l’accueil des clients dans les sociétés d’État à vocation commerciale doit être favorisée. Il reste toutefois évasif quant à la possibilité d’envoyer une directive claire aux employés de ne pas opter pour la formule bilingue « bonjour/hi ».

Montréal doit donner l’exemple

M.Jolin-Barrrette estime que cette responsabilité de valorisation du français incombe également aux élus montréalais. 

Il signale que plusieurs arrondissements de Montréal n’ont pas de certificat de conformité à la Charte de la langue française.

« J’en appelle à tous les élus, notamment au niveau municipal et au niveau de la grande région de Montréal, de saisir l’importance de favoriser l’utilisation du français, notamment à l’intérieur des corps publics. »