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Agendas opposés

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Marc Bergevin et Julien BriseBois sont des adversaires frontaux qui semblaient depuis quelques saisons engagés dans des directions aux antipodes. Le chemin de Tampa, aux allures d’autoroute vers la gloire, en opposition à la route de campagne et ses hasards pour la Flanelle.

Le virage du CH, habilement orchestré par Bergevin, change toutefois la donne et ramène son club dans une bretelle d’accès vers l’autoroute. Au moment où les tergiversations pullulent quant à la tenue d’une saison 2020-2021 et les conditions dans lesquelles elle se déroulerait, il m’est permis de croire en un programme bien différent pour BriseBois par rapport à celui de Bergevin.

Le Lightning étouffe littéralement sous le plafond salarial. Les joueurs autonomes avec restrictions Mikhail Sergachev, Anthony Cirelli et Erik Cernak vont commander des augmentations de salaire substantielles, et pour parvenir à maintenir le cap, BriseBois doit trouver preneur pour au moins un de ses gros salariés. 

Stamkos ou Johnson

Les cibles visées sont Steven Stamkos et Tyler Johnson. Il reste quatre années aux contrats des deux attaquants. Stamkos reçoit 8,5 millions par saison, Johnson 5 millions. Stamkos est le capitaine du Lightning, c’est un gars de plus d’un point par match en carrière et c’est un vendeur de billets. Johnson a beaucoup ralenti, mais il demeure un actif intéressant pour une équipe de petit marché qui a l’obligation d’atteindre le plancher salarial. 

Les Sénateurs d’Ottawa appartiennent à cette catégorie. Ils ont toutefois été contraints d’abandonner le projet Johnson puisque ce dernier n’avait aucun intérêt à se joindre à l’équipe. Johnson a une clause de non-échange, Stamkos de non-mouvement. 

Marchés « disco »

Voilà qui limite le champ d’action de Julien BriseBois, qui peut toutefois espérer danser avec les Kings de Los Angeles et/ou les Predators de Nashville, deux équipes avec du fric à dépenser dans des marchés un peu plus « disco » pour les joueurs.

Rien n’est encore fait en ce sens au moment de rédiger ce billet. Pas d’urgence puisque l’on ne connaît pas la date de reprise des activités dans le circuit Bettman. Mais si ce devait être en janvier, le patron hockey du Lightning va passer un temps des Fêtes sous pression...

Marc Bergevin doit quant à lui vivement espérer une reprise dès janvier. Ses pions sont bien positionnés sur l’échiquier, le vent est favorable au CH, les partisans sont excités de voir les nouvelles acquisitions sur la glace, l’immédiat est prometteur. 

Morale de l’histoire...

Ce qui nous ramène aux programmes. S’il fallait que la LNH et l’Association des joueurs ne parviennent pas à s’entendre et que la prochaine saison soit annulée, ce serait une catastrophe pour le plan Bergevin. Laisser Price et Weber rouiller une année complète dans une chaloupe de pêche sur un lac de la BC est contre-indiqué.

En contrepartie, Julien BriseBois bénéficierait de beaucoup de temps pour réaligner ses flûtes et mettre sur la glace au départ de la saison 2021-2022 un club aspirant de nouveau à la coupe Stanley. 

Morale de l’histoire, il faut disputer une saison pandémique, et ce, dès janvier.