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Apatride, vous dites!

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En prenant connaissance de l’article de Mathias Brunet paru dans La Presse relatant les évènements qui menèrent en 2006 l’entraîneur-chef André Tourigny à diriger ses joueurs des Huskies de Rouyn-Noranda en anglais, j’étais interloqué.

J’étais encore plus sidéré par la béate admiration que le journaliste semblait porter au « coach » pour s’être soumis à la demande de sa minorité de joueurs anglophones au détriment des trois quarts de l’équipe qui parlaient français.

Ce n’est pas d’hier que le français recule et je ne crois pas que ce soit près d’arrêter avec des comportements de colonisés !

Le monde à l’envers

J’étais déjà choqué par le cri du cœur lancé par Adib Alkhalidey, à Tout le monde en parle, qui prétend que rien n’a changé depuis trente ans et qu’il se sent encore apatride en allumant la télé.

Pourtant, des humoristes d’origines diverses crèvent de plus en plus nos écrans. 

Séries, téléromans, émissions d’affaires publiques font de plus en plus de place à la diversité. 

La même préoccupation est manifeste dans la diffusion des messages commerciaux.

Que les quatre finalistes de la 6e saison de La Voix retenus par le public soient issus de la diversité n’incarnait-il pas ce vent d’ouverture et de changement ?

Revenant au domaine du hockey, le CH peut même s’abstenir de repêcher des joueurs francophones sans que les colonnes du temple se mettent à trembler. 

Parallèlement, la culture et les valeurs québécoises sont mises à mal.

Fermeté

Le tableau décrit par certains au regard du racisme et de la xénophobie s’avère tronqué et exagérément sombre. 

Cette culpabilisation collective constitue l’arme des opposants aux législations qui consolident le caractère distinct du Québec.

Le gouvernement caquiste récolte une tâche ardue après des années de laisser-faire linguistique.

Espérons que le plan Jolin-Barrette soit costaud et que le gouvernement ne fléchisse pas sous les pressions indues. Ça urge !