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COVID-19: une étude danoise pose question sur le masque, sans apporter de réponse

COVID-19: une étude danoise pose question sur le masque, sans apporter de réponse
AFP

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Une étude danoise publiée mercredi suggère que le port du masque chirurgical n’a qu’un petit effet pour se protéger de la COVID-19, mais de nombreux scientifiques pointent ses limites et soulignent qu’elle ne permet pas d’aboutir à une conclusion solide. 

L’un des auteurs, Kasper Iversen (Université de Copenhague), a ainsi lui-même déclaré à l’AFP que « les recommandations actuelles (de porter un masque quand la distanciation est impossible, ndlr) ne sont pas sérieusement remises en question par l’étude ».

Portant sur 6000 personnes, l’étude, publiée dans la revue Annals of Internal Medicine de l’American College of Physicians, montre qu’1,8% des porteurs de masque a contracté la COVID-19, contre 2,1% de ceux qui ne le portait pas.

Si cela suggère que le masque a un petit effet protecteur, la taille de l’échantillon est toutefois insuffisante pour établir une signification statistique, selon ses auteurs.

« Nous n’avons pas pu montrer un effet significatif », a expliqué le Pr Iversen, pour qui l’effet du port du masque, s’il n’est pas insignifiant, « n’est pas aussi important que nous l’anticipions ».

Toutefois, un article annexe publié avec l’étude pointe ses importantes limites.

D’une part, elle a été menée dans un pays avec des taux de transmission relativement faibles. Ensuite, moins de la moitié des participants (46%) ont correctement appliqué les consignes de port du masque. Enfin, ses résultats se basent sur des tests de détection des anticorps, dont la fiabilité est variable.

« Les spécificités du cadre de l’étude limitent non seulement sa force statistique mais aussi la généralisation de ses conclusions », selon ce commentaire annexé à l’étude.

« Il n’y a absolument aucun doute sur le fait que les masques fonctionnent pour empêcher de contaminer les autres, et probablement pour protéger ceux qui les portent également », a insisté l’auteur de ce commentaire, Tom Frieden, sur Twitter.

C’est là une autre limite: l’étude porte uniquement sur le degré de protection que les porteurs de masques peuvent attendre quand personne d’autre n’est masqué. Or, le masque est recommandé avant tout pour éviter que son porteur contamine les autres. 

L’étude, baptisée « Danmask-19 », a été menée au Danemark entre avril et mai, à une époque où presque personne dans le pays ne portait de masques, à l’exception des services des maladies infectieuses des hôpitaux.

La moitié de la cohorte des personnes suivies a été priée de porter un masque à l’extérieur de son domicile et l’autre de ne pas en porter. 

Toutes devaient suivre les recommandations en vigueur et autres gestes barrières. Bars et restaurants étaient à l’époque fermés.

Au Danemark, relativement épargné par la pandémie, le port du masque est devenu progressivement obligatoire depuis août avec son introduction dans les transpors en commun, puis est venu le tour des bars, cafés et restaurants et enfin celui fin octobre de tous les lieux publics fermés.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.