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COVID-19: une pédiatre conseille un mini-confinement pour tous au retour des Fêtes

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L'idée de prolonger les vacances des Fêtes uniquement pour les élèves québécois est loin de réjouir la pédiatre Marie-Claude Roy. 

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La Dre Roy doute de l’efficacité d’une telle mesure, qui ferait porter le poids de la pandémie sur les épaules des enfants et des adolescents, ceux-ci ayant déjà beaucoup écopé de la crise actuelle, selon elle.

  • Écoutez la pédiatre Marie-Claude Roy, sur QUB radio:

«La vague, elle arrivera au mois de janvier, quoique l’on fasse pendant le temps des Fêtes. La question ne sera pas de savoir s’il y aura une vague en janvier, mais est-ce qu’elle sera grosse ou catastrophique», a-t-elle lancé mercredi. 

Il est clair pour elle que les rassemblements attendus à Noël auront de sérieuses conséquences en janvier pour toute la population, que les vacances des enfants soient prolongées ou non.

«Ce ne sont pas les enfants qui vont jouer dans le salon pendant le party de Noël qui vont être les plus problématiques. Ça va être vous et moi, qui allons discuter avec les autres adultes avec une coupe de vin. Elle va se faire là aussi la transmission. On oublie de penser que les adultes qui sont dans leur milieu de travail jusqu’au 21 décembre, eux aussi seront problématiques pendant les partys de Noël», a insisté la Dre Roy, qui est pédiatre au CHUS – Hôpital Fleurimont, à Sherbrooke, et membre du CA de l’Association des pédiatres du Québec (APQ).

Pour réellement casser la vague, elle considère plutôt qu’un mini-confinement au retour des Fêtes devrait être envisagé.

«Pourquoi ne considère-t-on pas, dans ce contexte-là, de faire un mini-confinement au retour des Fêtes? Je ne comprends pas pourquoi ce n’est pas évoqué. Probablement parce que ça passe mieux dans l’opinion publique de dire qu’on va prolonger le congé pour les enfants. On met encore ça sur le dos des enfants. Si c’est vraiment ce que l’on faire faire: stopper la vague en janvier, c’est louable de le faire, mais pourquoi cibler les enfants? Moi je pense qu’on devrait tout fermer avant de fermer les écoles», a précisé la pédiatre.

La Dre Roy reconnaît que les gens ont besoin de se rassembler, mais elle croit que la population doit savoir que les festivités et les rassemblements auront des conséquences. Elle considère que le premier ministre du Québec, François Legault, devrait faire preuve d’honnêteté envers la population en admettant publiquement que les célébrations et les rassemblements des Fêtes vont faire gonfler la vague en janvier.

«Les éclosions dans les écoles, c’est la traduction de ce qui se passe dans l’ensemble de la société. Il y a 35 % des éclosions en milieu scolaire, ça veut dire 65 % des éclosions dans tous les autres milieux. C’est le comportement du virus et c’est l’ensemble des tranches d’âges qui transmettent le virus», a-t-elle mentionné.

Pour la pédiatre, les conséquences d’un prolongement des vacances de Noël seront assurément néfastes.

«Ça aura certainement un impact majeur sur la motivation et le parcours académique, a-t-elle laissé entendre. La limite de ce qu’on pouvait exiger de nos enfants et de nos adolescents, on l’a franchie il y a bien longtemps. Ils ont déjà eu une fin d’année escamotée. Ils ont actuellement une année scolaire, disons-le, qui sera également escamotée. Les professeurs travaillent d’arrache-pied. On leur donne un semblant de réalité, mais ça reste difficile.»

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.