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Une nouvelle coupe d’arbres illicite ravive la question de l’application de la loi à Kanesatake

Une nouvelle coupe d’arbres illicite ravive la question de l’application de la loi à Kanesatake
Stéphane Sinclair / AGENCE QMI

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Des membres de la communauté mohawk de Kanesatake ont manifesté leur mécontentement mercredi matin contre une nouvelle coupe illicite d’arbres centenaires dans la pinède d'Oka, une situation qui relance la question de l’application de la loi sur le territoire autochtone.

La dizaine de manifestants, parmi lesquels se trouvaient des traditionalistes et des membres du conseil de bande, se sont rassemblés pendant une heure à l'endroit où les pins ont été coupés.

La militante Ellen Gabriel avait annoncé la manifestation via Twitter en mentionnant que les gens qui ont coupé ces arbres ne respectaient pas tous ceux qui ont risqué leur vie lors de la crise d'Oka en 1990 pour protéger les pins de la pinède.

Pour un commerce de cannabis

Joint au téléphone par l'Agence QMI, le grand chef Serge Simon a expliqué que la coupe des arbres a eu lieu mardi dernier. «Je suis allé rencontrer le jeune et je lui ai demandé d'arrêter», a raconté M. Simon, ajoutant que le jeune homme voulait se construire un commerce de vente de cannabis en bordure de la route 344 qui traverse la pinède d’est en ouest.

Sans emploi et sans le sou, ce dernier aurait fait valoir au grand chef que les autres commerçants l'ont fait avant lui.

Une nouvelle coupe d’arbres illicite ravive la question de l’application de la loi à Kanesatake
Stéphane Sinclair / AGENCE QMI

«Je lui ai expliqué que tout ce qu'il faisait était de nuire à tous les autres membres de la communauté. Il m'a demandé ce que les autres membres avaient fait pour lui pour l’aider», a lancé le grand chef.

M. Simon a contacté l’homme de Kahnawake, une autre communauté mohawk située sur la Rive-Sud de Montréal, qui finançait le jeune homme de Kanesatake, afin de le dissuader d'investir dans son commerce de cannabis. L’homme aurait accepté de collaborer.

«Je ne ressens pas de haine envers ces jeunes. Je ressens de la pitié. Ils veulent travailler. Ils veulent gagner de l'argent comme les autres», a lancé Serge Simon.

Toujours pas de police

Le grand chef Simon a maintes fois répété par le passé que de nombreux marchands de tabac et de cannabis s'installaient sans autorisation dans la pinède pour y vendre leurs produits. Beaucoup d’arbres y ont été coupés ces dernières années pour faire place à ces commerces.

Le grand chef se dit impuissant devant cette situation puisqu'il n'y a pas de corps policier à Kanesatake.

«Je demande au gouvernement fédéral de nous aider rapidement à avoir notre corps de police. On ne peut pas avancer et évoluer comme Nation sans avoir la sécurité au préalable. Le fédéral doit régler cette situation au plus vite», a indiqué Serge Simon.

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