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Électrifier l’économie du Québec?

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La CAQ a déposé lundi son Plan pour une économie verte. Certains le trouvent ambitieux, d’autres le critiquent, mais la bonne nouvelle, c’est la vision : le chantier de la décennie sera celui de l’électrification de l’économie, devenir la batterie verte des Amériques.

C’est un défi mobilisant, parce qu’il permet la lutte aux GES et la prospérité économique. On mise sur l’énergie hydroélectrique, une des plus grandes forces du Québec. Nous sommes dans le top 5 des producteurs mondiaux, ce n’est pas rien !

Profiter de la révolution énergétique électrique mondiale pour rouler sans polluer avec de l’énergie électrique québécoise propre et bon marché. Investir dans nos infrastructures pour vendre notre électricité et nous enrichir. C’est un plan gagnant.

Gagnant si on atteint et dépasse toutes les cibles au niveau de l’électrification des 6,6 millions de véhicules immatriculés au Québec en 2019. Gagnant, si on investit massivement dans les transports collectifs. Sur ce point, les hésitations sur le tramway de Québec inquiètent.

Les transports électriques

Pourquoi s’attaquer au transport en priorité ? Parce que les transports, responsables de 43 % des émissions de GES, carburent au pétrole qui, lui, est responsable de 50 % des émissions. C’est une catastrophe environnementale. 

C’est tout autant une catastrophe économique, car le pétrole est le premier produit d’importation du Québec : 8,5 milliards $ par an, c’est-à-dire 57 % de notre déficit commercial. 

Il est donc urgent d’arrêter d’importer du pétrole polluant qui nous appauvrit, surtout qu’on possède une solution de rechange écologique, produite chez nous.

S’inspirer de la Norvège

Lançons-nous dans cette révolution inspirante et arrêtons de nous comparer à l’Ontario. Lorgnons la Californie, mais inspirons-nous surtout des meilleurs en électrification, les Norvégiens ! Même notre fleuron Couche-Tard leur offre déjà des bornes rapides.

Est-ce que les cibles de ce projet mobilisateur sont assez ambitieuses pour transformer le Québec ? On peut se poser la question, mais l’important à ce stade-ci, c’est la vision. Et à ce titre, c’est réussi. On révisera les cibles dans un an.