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Le plan vert profitera à la voiture à hydrogène

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Le plan vert annoncé lundi par le gouvernement Legault pourrait avoir des retombées positives à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). 

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Avec l'interdiction de vente de véhicules neufs à essence à partir de 2035, le directeur adjoint de l'institut de recherche sur l'hydrogène de l'UQTR, Loïc Boulon, s'attend à avoir beaucoup de travail. «Il va y avoir un effet rebond. Dans les prochains mois, il va y avoir des entreprises et des centres de recherche qui vont nous contacter pour travailler sur toutes ces technologies», a-t-il dit mercredi à TVA Nouvelles. 

Le Québec et le Canada sont très en retard sur l'Europe dans la volonté de développer l'hydrogène. Par exemple, l'Allemagne a récemment investi 9 milliards d'euros pour son développement. Et ici, le manque de financement est le principal frein au développement du véhicule à l'hydrogène. 

«C'est le problème de l'oeuf et de la poule, a ajouté M. Boulon. En même temps, on veut mettre des véhicules sur la route et il faut aussi arriver à avoir des stations de recharge.» 

Pour Benoit Charette, auteur de «L'annuel de l'automobile», l'hydrogène a un coût. «Installer une pompe à hydrogène comme on l'a fait du côté de Québec, on parle de plusieurs millions de dollars pour une pompe. Alors si on veut faire un réseau, il faudra que ça vaille la peine.» 

Pour le consommateur, la voiture à hydrogène risque d'être beaucoup plus intéressante que l'électrique. «Ça prend trois minutes faire le plein, a expliqué M. Charette. Vous faites des distances équivalentes à ce que vous allez faire avec un moteur à essence au niveau de l'autonomie.» 

Ce le sera encore davantage pour les transporteurs lourds qui ont besoin de beaucoup plus de puissance et d'autonomie que ce qu'un véhicule électrique peut avoir.