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Le problème du plan vert

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Je ne veux pas jouer à l’écolo déconnecté du réel : il y a du bon dans le plan vert présenté par la CAQ.

Prenez l’interdiction de la vente de voitures à essence en 2035, c’est une mesure intelligente et ambitieuse, loin de plaire à l’électeur moyen de la CAQ.

Prenez les sommes investies dans les transports en commun et l’électrification du transport, c’est du jamais vu. 

Prenez mille et une choses du plan qui fait que le Québec sera une société plus verte dans le futur. 

Changement

Cela dit, à la lecture du plan, on en ressort quand même avec une impression constante. 

Pour la CAQ, les changements climatiques demeurent une menace lointaine, pas une menace existentielle au temps présent.

La CAQ reproduit le scénario classique, expérimenté par tous les gouvernements depuis 20 ans : espérer le changement sans exiger le changement.

La stratégie de l’incitatif, de la carotte, de l’auto électrique réglera tout.

Le problème de cette stratégie, c’est que chaque fois, elle est un échec.

Sans exception. 

Pourquoi ? Parce que les gens ne changent pas de comportement par eux-mêmes, ou s’ils le font, c’est à pas de vieille tortue.

Pour changer le monde, il faut le bousculer. Par des taxes, par des restrictions, par des autoroutes cyclables...

Nationalisme

Je ne doute aucunement que M. Legault veuille léguer un monde plus vert à « ses petits-enfants ». 

Mais il n’en demeure pas moins que chaque fois que la CAQ s’approche de l’environnement, on sent qu’elle le fait par dépit, comme une nécessité fatigante que les jeunes électeurs exigeraient. On ne sent ni l’émotion ni la drive nécessaire pour changer la trajectoire. 

Vous savez, cette drive que le gouvernement a pour la défense de l’identité. On sent que c’est vital, qu’il veut que notre culture soit préservée.

On sent que son nationalisme est incarné. 

Mais préserver son territoire, a-t-on envie de dire, c’est aussi une autre façon d’être nationaliste, de rendre les Québécois fiers d’eux-mêmes.