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L’esprit de corps montréalais

MLS - Whitecaps FC c. Impact
Photo d’archives L’entraîneur-chef de l’Impact, Thierry Henry, devra s’en remettre au concept d’équipe pour espérer battre le Revolution.

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Gagner sans deux de ses meilleurs éléments, c’est la difficulté supplémentaire à laquelle fera face l’Impact dans son premier match éliminatoire en quatre ans.

Vendredi en Nouvelle-Angleterre, les Montréalais seront privés de Samuel Piette et de Victor Wanyama, les deux milieux qui ont avalé le plus de minutes cette saison. C’est défensivement que leur absence se fera le plus ressentir. Ces deux joueurs protégeaient la dernière ligne de défense et tentaient de bosser le milieu de terrain.

Thierry Henry n’a pas sous la main les joueurs pour remplacer poste pour poste Piette et Wanyama. Il devra donc s’en remettre au concept d’équipe. L’ensemble devra travailler d’un commun accord et chaque joueur devra fournir l’effort supplémentaire pour couvrir les coéquipiers.

Pile ou face

En somme, l’Impact devra sacrifier un peu de style au profit de l’efficacité. Le match risque bien de ne pas être le plus beau à voir, mais, à ce stade-ci, comme le veut l’adage, il faut ce qu’il faut !

Dans cette année de pandémie, j’ai l’impression que la parité n’a jamais été aussi vive dans la MLS. Mis à part Philadelphie et Toronto, toutes les autres équipes au classement de l’Est se valent pour moi. Dans un match, comme ce sera le cas en éliminatoires, chacune d’entre elles est capable de battre l’autre.

L’Impact entre dans cette catégorie. Même s’il a perdu ses trois derniers matchs face au Révolution, il aura sa chance vendredi. Pour moi, le résultat de ce match peut se prédire sur un pile ou face. En ce sens, le Bleu-blanc-noir n’a aucune raison d’être intimidé par son adversaire, même si plusieurs le considèrent comme sa bête noire.

Préparation

Pour l’Impact, la clé sera de garder le score à zéro le plus longtemps possible. Une tâche pour le moins complexe pour l’équipe, comme en témoigne son différentiel de -13 au cours des deux derniers mois.

Au bout du compte, c’est aussi l’occasion pour plusieurs joueurs montréalais de se lever et de montrer ce qu’ils peuvent apporter à l’équipe dans un moment crucial. Plusieurs sont en fin de contrat ou encore doutent de leur retour avec le club. Ils ont là l’occasion de laisser une bonne dernière impression dans ces séries.

En vue du match contre les « Revs », la préparation de Henry et de son équipe sera probablement très spécifique. Cette semaine, peu d’exercices à haute intensité sont nécessaires. En fait, il s’agit de maintenir la forme physique et de s’attaquer à la stratégie spécifique qui sera employée vendredi.

Guerre de tranchées

L’Impact connaît bien la Nouvelle-Angleterre pour l’avoir affrontée quatre fois cette année. Comment peut-il encore surprendre ? Que faut-il faire pour atténuer ses forces et surtout exploiter ses faiblesses ? Ce sont autant de questions qui vont rythmer la semaine d’entraînement du XI montréalais.

Parce que je le répète, ce ne sera pas le plus beau des matchs. Sur un terrain somme toute difficile à négocier, le gazon synthétique du Gillette Stadium, l’Impact entrera dans une guerre de tranchées. Chaque duel, chaque action aura comme potentiel de déranger l’équilibre fragile de la rencontre.

Dans les circonstances, l’inventivité de Thierry Henry pourrait bien avoir un grand rôle à jouer, mais il n’a pas beaucoup de marge de manœuvre pour se tromper.