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Match sans lendemain

Les éliminatoires ont commencé pendant la saison pour les Montréalais

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Photo d'archives, USA TODAY Sports Samuel Piette (Impact) se disputant le ballon avec Adam Buksa (Revolution) en juillet dernier.

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À partir de vendredi, les matchs sont sans lendemain pour l’Impact, qui affrontera le Revolution de la Nouvelle-Angleterre dans une rencontre de barrage avant que s’amorce la première ronde des séries éliminatoires.

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Mais dans les faits, les matchs sans lendemain ont commencé avant ça pour le Bleu-blanc-noir qui avait besoin d’une victoire à sa toute dernière sortie de la saison pour s’assurer d’une place dans les éliminatoires.

Et à cet égard, ça pourrait devenir un avantage contre le Revolution qui a obtenu son billet pour le tournoi d’automne deux matchs plus tôt.

« Ça peut jouer puisque le groupe a maintenu un très haut niveau d’intensité. De plus, on n’a jamais arrêté d’y croire », a confirmé Romell Quioto dans une visioconférence mercredi.

Domination

On en sera déjà à un cinquième affrontement entre l’Impact et les Revs vendredi et ceux-ci ont remporté les trois derniers matchs après avoir perdu le premier au Stade olympique.

Ce match remporté 2 à 1 par l’Impact le 29 février semble d’ailleurs vraiment loin.

Depuis, les Revs l’ont emporté 1 à 0 au tournoi d’Orlando en plus de s’imposer 3 à 1 à Foxboro et 3 à 2 au Red Bull Arena alors que l’Impact était « à domicile ».

Ainsi, les quatre matchs ont eu lieu dans quatre stades différents, ce qui est en soi est une situation hors du commun.

N’ayez crainte, les joueurs de l’Impact savent très bien qu’ils ont des choses à se faire pardonner contre les Revs.

« On est conscient qu’ils ont été meilleurs que nous dans la majorité des matchs où on les a affrontés », a convenu Romell Quioto.

Et ce qui pourrait influencer le désir, c’est que l’équipe a pu s’entraîner à la maison cette semaine, ce qu’elle n’a pas pu faire depuis le début de septembre.

« Ça nous enlève un certain stress par rapport à la préparation et je crois que ça va paraître dans notre performance », a souligné Quioto.

Deux philosophies

Les deux équipes ont inscrit 13 buts en quatre rencontres, ce qui laisse croire qu’on n’aura pas droit à une partie stérile.

Mais ce sont deux philosophies qui s’opposent. Les Revs misent sur un bel équilibre entre l’attaque et le jeu défensif. Ils ont peu marqué (26 buts), mais ont aussi été avares en défense (25 buts accordés).

L’Impact aime jouer vers l’avant, mais il arrive que la défense prenne l’eau.

L’Impact pointe au 5e rang dans l’Est avec 33 buts marqués, sur un pied d’égalité avec Toronto et Chicago. Il est toutefois dernier de classe avec 43 buts accordés, une lacune qui devra être corrigée si l’équipe veut prolonger sa saison au-delà de vendredi soir.

Absences importantes

Il y a le désir et le travail acharné, mais il y a aussi les décisions de Thierry Henry.

En effet, son milieu de terrain sera différent avec l’absence de Samuel Piette, suspendu pour un match. Il devra sans doute aussi se passer de Victor Wanyama, qui risque de devoir respecter une période de quarantaine à son retour de l’équipe nationale du Kenya.

Henry va donc devoir décider lesquels de ses hommes chausseront des chaussures assez grandes.

On peut penser qu’Emanuel Maciel obtiendra l’un des deux postes. Steeven Saba est entièrement remis de sa fracture au pied, ce qui donne une option intéressante à l’entraîneur-chef.