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Projet de mine de graphite: pas d’acceptabilité sociale à Manawan

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Les Atikamekw de Manawan disent non au projet d’exploitation de graphique de la minière Nouveau Monde Graphite dans sa forme actuelle. 

C’est ce qu’a fait savoir mercredi le Conseil des Atikamekw de Manawan qui a déposé la veille un rapport au ministère de l’Environnement indiquant qu’il y a «encore beaucoup trop d’incertitudes». Il faut que cette mine soit bénéfique pour toutes les parties, a souligné le Conseil.

Une consultation menée auprès de la population de Manawan a permis de constater que l’acceptabilité sociale n’était pas au rendez-vous, a-t-on expliqué.

Pour rappel, la minière voudrait exploiter un gisement de graphite dans la région de Lanaudière. Ce minerai est principalement utilisé dans la fabrication de batteries au lithium utilisées dans les voitures électriques. La durée de vie du gisement est estimée à 26 ans. Selon la minière, on parle d’investissement de plus de 350 millions $ avec retombées économiques pour la Haute-Matawinie et le Québec

Dans un communiqué, le chef Paul-Émile Ottawa a indiqué que les répercussions envisagées sur le territoire «semblent trop grandes comparativement aux avantages pour avoir confiance au développement d’un tel projet dans le respect des droits des Atikamekw».

N’empêche, le conseil des Atikamekw de Manawan a tenu à préciser que «ce type de projet présente un potentiel pour le développement socio-économique de la Nation Atikamekw».

C’est pourquoi le Conseil des Atikamekw de Manawan et le Conseil de la Nation Atikamekw demandent à Québec ainsi qu’au promoteur Nouveau Monde Graphite (NMG), dont l’actionnaire principal est la compagnie anglaise Pallinghurst, d’établir un modèle de partenariat respectueux des droits des Atikamekw et qui serait bénéfique pour toutes les parties.

«Nous savons tous que le graphite n’est pas une ressource renouvelable. C’est une ressource stratégique, il ne faut donc pas l’exploiter sans comprendre comment on peut le faire de manière juste et responsable. Il faut également s’assurer de retombées socio-économiques positives à long terme pour tous, tout en réduisant au minimum l’empreinte environnementale», a déclaré Constant Awashish, Grand Chef de la Nation Atikamekw.