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Quelques devoirs à faire pour éviter de payer trop d’impôt

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Les préparatifs de Noël s’annoncent moins accaparants cette année, ce qui laisse un peu plus de temps pour réfléchir à ses finances, peut-être aussi pour faire quelques devoirs de fin d’année.

Ça tombe bien, car l’exercice paraît plus nécessaire que jamais. Que vous ayez réalisé un coup d’argent avec vos investissements ou que vos revenus aient subi une chute en raison de la pandémie, il ne faut pas rester les bras croisés. 

Le 31 décembre est une date butoir. On a intérêt à compléter quelques opérations financières ou à engager des dépenses avant le passage vers la nouvelle année. 

1. Concrétisez vos pertes en capital

Le petit chalet au bord de l’eau acheté pour une bouchée de pain il y a 25 ans, il provoquera une coquette facture d’impôt si vous vous en êtes départi récemment. Le profit, c’est ce qu’on appelle le « gain en capital ». Or, la moitié de ça s’ajoutera à vos revenus. 

Si vous avez subi des pertes sur d’autres placements, vous pouvez les déduire de vos gains. Par exemple, si vous avez perdu espoir de recouvrer votre argent avec vos actions de Bombardier, vous pourriez les vendre afin de réduire les impôts découlant de la vente du chalet (ou des actions des GAFAM, Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft).

« On peut appliquer des pertes sur des gains du passé, jusqu’à trois ans en arrière. On peut aussi les conserver pour les utiliser sur des profits des années prochaines, sans limites dans le futur », explique Sarah Phaneuf, associée en fiscalité chez Raymond Chabot Grant Thornton. 

Attention : on ne peut pas utiliser des pertes sur des titres détenus à l’intérieur d’un compte enregistré (REER, REEE, REEI et CELI).

2. Devancez les dépenses médicales

Au fédéral comme à Québec, les contribuables ont droit à des crédits d’impôt pour des frais médicaux. Soins dentaires, lunettes, primes d’assurance maladie, soins de santé non couverts par la RAMQ sont des dépenses admissibles à Québec ou à Ottawa, ou, plus souvent, les deux. 

Le crédit s’applique sur les dépenses excédant 3 % du revenu. Plus votre salaire est élevé, moins il est probable que vous puissiez profiter de ce crédit. 

Si vos revenus ont diminué en 2020 à cause de la pandémie, ce serait peut-être l’occasion de devancer des dépenses médicales, car vous pourrez plus facilement vous qualifier pour le crédit en question. 

3. Travailleurs autonomes : augmentez vos dépenses

La fiscaliste Sarah Phaneuf remarque que beaucoup de travailleurs autonomes qui déduisent habituellement d’importantes dépenses de représentation ou des frais reliés à l’usage de leur voiture devront considérablement réduire ces déductions cette année. 

Ces professionnels n’ont pas pour autant gagné moins d’argent, mais comme tout le monde, ils ont dû se tourner vers Zoom, Teams et autres FaceTime pour rencontrer leurs clients et leurs fournisseurs. « Comme ils ont moins de dépenses à déduire, les acomptes provisionnels qu’ils ont versés en cours d’année pourraient être insuffisants ». Résultat : un solde d’impôt à payer au printemps. 

Pour éviter la facture fiscale supplémentaire, il y a deux solutions : devancer l’achat de matériel de bureau avant la fin de l’année ou consentir un effort « REER » supplémentaire d’ici le 1er mars. 

À faire bientôt 

► Si vous croyez devoir retirer de l’argent de votre CELI prochainement, faites-le de préférence avant la fin de l’année. 

► Si ce n’est pas fait, ouvrez un compte REEE pour votre ou vos enfants. 

► Si vous avez eu 71 ans cette année, vous devez convertir votre REER en FERR au plus tard le 31 décembre.