/news/green
Navigation

Une Québécoise a affronté les ouragans Eta et Iota

Coup d'oeil sur cet article

Une jeune femme originaire de Dolbeau-Mistassini a vécu de près le passage des ouragans Eta et Iota au Honduras dans les derniers jours.

Rosalie Lalanger-Trépanier s'est installée dans ce pays il y a 14 mois. Elle vit avec son conjoint hondurien à Tela, une municipalité côtière comptant environ 100 000 habitants.

«On a été chanceux parce que Iota a changé de direction à la dernière minute, a-t-elle raconté mercredi à TVA Nouvelles. On avait un bateau qui était prêt à venir nous chercher parce que j'avais de l'eau jusqu'à la taille. Mais on a vu des gens sur le toit de leur maison 3 ou 4 jours sans nourriture.»

L'ouragan Iota, aux forts vents, a suivi d'environ une semaine l'ouragan Eta, aux fortes pluies. Après le premier passage, la jeune femme de 23 ans avait entrepris d'aider les communautés les plus éloignées touchées.

«Les routes n'étaient pas praticables, une semaine après Eta. On a entassé des vêtements, de la nourriture et d'autres produits et on est allé aider», a relaté Mme Lalanger-Trépanier.

Ces deux tempêtes tropicales compliquent davantage le combat contre la COVID-19, déjà difficile pour ce pays d'Amérique centrale.

«Il y avait des sites d'hébergement pour les sinistrés des ouragans, mais personne n'avait fui avec son masque! Avec les mesures sanitaires, c'était hyper-compliqué! On se demandait quoi faire des cas positifs», a-t-elle expliqué.

Déjà, l'État avait imposé un couvre-feu et une interdiction de quitter le domicile au début de la crise sanitaire.

«On a le droit légalement de sortir une journée par 10 jours et il y a des gardes et des policiers armés qui surveillent. Si ma journée de commission tombe une journée où je travaille, je dois déléguer quelqu'un d'autre», a raconté Rosalie Lalanger-Trépanier.

«L'hôpital près de chez moi n'a qu'un seul respirateur. Je peux vous dire que l'hôpital de Dolbeau-Mistassini, c'est un luxe!», a-t-elle ajouté, en précisant qu'elle se sent malgré tout en sécurité.

Depuis son arrivée au Honduras, en septembre 2019, Rosalie Lalanger-Trépanier et son conjoint ont lancé plus d'une campagne de socio-financement pour sensibiliser ses amis canadiens et québécois et amasser des fonds afin d'aider les plus démunis du pays.