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Canadiens détenus en Chine : nouvel accès consulaire

Canadiens détenus en Chine : nouvel accès consulaire
Photo AFP

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Le Canada a pu avoir un nouveau contact « virtuel » avec deux de ses ressortissants emprisonnés en Chine pour espionnage, et dont Ottawa juge la détention « arbitraire », a annoncé le ministère canadien des Affaires étrangères. 

Il s’agit du second accès consulaire de ce type en deux mois, après un précédent en octobre. Les visites avaient été suspendues pendant plusieurs mois par le pays asiatique en raison de l’épidémie de Covid-19. 

Un ex-diplomate, Michael Kovrig, et un consultant spécialiste de la Corée du Nord, Michael Spavor, sont emprisonnés en Chine depuis le 10 décembre 2018. Ils ont été inculpés d’espionnage en juin dernier.

Leur détention est considérée par Ottawa comme une mesure de rétorsion, après l’arrestation quelques jours plus tôt au Canada de Meng Wanzhou, directrice financière du géant chinois privé des télécoms Huawei.

Ces deux affaires ont provoqué une grave crise diplomatique entre les deux pays.

L’ambassadeur du Canada en Chine Dominic Barton a obtenu un « accès consulaire virtuel » à Michael Spavor le 10 novembre, et à Michael Kovrig le 19 novembre, a indiqué le ministère canadien des Affaires étrangères.

« Le gouvernement du Canada demeure profondément préoccupé par la détention arbitraire de ces deux Canadiens (...) et continue de réclamer leur libération immédiate », selon le communiqué publié jeudi heure canadienne.

Les visites consulaires ont pour objectif d’évaluer l’état d’un détenu, de clarifier la nature de sa détention, de fournir des conseils ou encore de servir de voie de communication entre lui et ses proches.

Elles étaient régulières l’an passé, mais avaient été suspendues en janvier par la Chine sur fond de crainte d’une propagation du Covid-19.

Lors de l’accès consulaire d’octobre, Michael Kovrig avait été « très soulagé de recevoir des nouvelles du monde extérieur » et surpris d’apprendre l’ampleur de l’épidémie, avait déclaré sa femme Vina Nadjibulla aux médias canadiens.

Pékin a fermement rejeté les accusations canadiennes de « détention arbitraire ».

« Ce que font les autorités canadiennes avec Meng Wanzhou, c’est ça qui s’appelle de la détention arbitraire », a répliqué début novembre un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Mme Meng vit en résidence surveillée à Vancouver, où elle avait été interpellée début décembre 2018 lors d’une escale à l’aéroport. 

Cette interpellation faisait suite à une demande des États-Unis qui l’accusent de fraude bancaire et d’avoir contourné les sanctions américaines contre l’Iran. Ils réclament son extradition.