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La controverse a raison d’une députée libérale

La Montréalaise quitte le comité des langues officielles

La députée libérale fédérale Emmanuella Lambropoulos annonçait jeudi qu’elle quittait son siège au comité des langues officielles.
Photo Mario Beauregard La députée libérale fédérale Emmanuella Lambropoulos annonçait jeudi qu’elle quittait son siège au comité des langues officielles.

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OTTAWA | Sous le feu des critiques, la députée libérale fédérale Emmanuella Lambropoulos abandonne son siège au comité des langues officielles.

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« Ayant été profondément touchée par les réactions depuis vendredi dernier, et comprenant la sensibilité engendrée par mes propos, j’aimerais vous informer de ma volonté de quitter mes fonctions au sein de ce comité », a déclaré la députée de Saint-Laurent, jeudi, en ouverture d’une réunion de ce comité. 

Des preuves

Mme Lambropoulos est sur le grill après avoir demandé la semaine dernière des preuves, en levant les yeux au ciel, que le français recule au Québec. 

Cette opinion va à l’encontre de la position officielle du Parti libéral du Canada.

Dans la foulée de la controverse, les partis d’opposition avaient souhaité cette semaine que la députée montréalaise perde son siège au comité des langues officielles. 

C’est maintenant chose faite.

Mme Lambropoulos, qui n’en est pas à sa première bourde, demeure pour l’instant au sein du caucus libéral. Le parti l’aura toutefois à l’œil dans l’avenir.

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Profession de foi

Dans sa déclaration, Mme Lambropoulos y est allée d’une profession de foi pour la défense du français.

« La réalité, c’est que j’adore la langue française, a-t-elle plaidé. Lorsque je rentre dans les commerces dans mon comté ou ailleurs, je commence toujours la conversation en français. »

Une enquête du Journal publiée la fin de semaine dernière démontre qu’il est parfois difficile, voire impossible, de se faire servir en français dans certains commerces du centre-ville de la métropole. 

« Je pense que c’est inacceptable que les francophones québécois ne puissent recevoir du service dans leur langue dans la province de Québec. C’est une province avec une langue officielle, et c’est le français », a-t-elle ajouté.

Le ton de la déclaration tranche avec les propos qu’a tenus la députée la semaine dernière devant les membres de ce même comité. 

Vendredi dernier, Mme Lambropoulos avait affirmé en anglais avoir besoin de preuve pour croire au recul de la langue de Molière.

Dure semaine

Les libéraux espèrent que le départ de la députée Lambropoulos mettra un couvercle sur la controverse linguistique qui afflige le parti depuis une semaine. 

Dans les derniers jours, d’anciens tweets sont venus hanter la directrice de l’aile québécoise du Parti libéral du Canada, Chelsea Craig, qui a jugé la loi 101 « oppressive ».

Aux dernières nouvelles, Mme Craig, en revanche, était toujours en poste.

Les partis d’opposition ont profité des bourdes des deux libérales pour remettre en question l’attachement du gouvernement Trudeau envers la défense du français.

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