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«Je suis en mission et j’ai faim»

Jakob Pelletier prêt à tout pour se tailler une place avec la formation canadienne

En santé, Jakob Pelletier a l’intention de faire tout en son pouvoir pour forcer la main des dirigeants d’Équipe Canada junior.
Photo courtoisie Dany Germain En santé, Jakob Pelletier a l’intention de faire tout en son pouvoir pour forcer la main des dirigeants d’Équipe Canada junior.

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Victime d’une commotion cérébrale l’an dernier, qui l’a forcé à déclarer forfait pour le camp de sélection d’Équipe Canada junior, l’attaquant Jakob Pelletier est de retour cette année avec un seul et unique objectif en tête : saisir cette dernière occasion de représenter son pays au Mondial junior.

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L’attaquant de 19 ans avait subi cette blessure lors d’un match face aux Tigres de Victoriaville quelques jours seulement avant le début du camp d’ÉCJ. Il s’agissait en quelque sorte d’une autre malchance qui s’abattait sur le hockeyeur de Neufchâtel avec Hockey Canada. Lors de la Coupe Hlinka/Gretzky en 2018, une fracture du poignet lors du tour préliminaire avait mis fin prématurément à son tournoi tandis que, quelques mois plus tard, il subissait une entorse à la cheville peu de temps avant le Championnat mondial des moins de 18 ans. Il avait tout de même participé au tournoi, mais avait reconnu après coup ne pas être à 100 %.

va« La première semaine après ma blessure l’an dernier, ça avait été dur, a-t-il reconnu jeudi au terme de la troisième journée du camp d’Équipe Canada junior à Red Deer. J’étais fâché et déçu. Par contre, une fois que le tournoi a commencé, je voulais que le Canada gagne, donc je suis devenu un partisan. Cette année, j’arrive ici en mission et j’ai faim. »

PRÊT À TOUT

Pelletier sait d’ailleurs pertinemment que sa place avec ÉCJ passera probablement par un rôle secondaire et plus défensif. 

« Je suis un joueur efficace dans les deux sens de la patinoire et je peux jouer tant en attaque qu’en défensive. Je sais que si je fais le club, je vais probablement jouer sur un troisième ou quatrième trio et en désavantage numérique. Je suis prêt à ça. Je pense que je suis un leader et un gars qui est bon dans la chambre. Tout ça mis ensemble, je pense que ça peut aider mes chances.

« J’ai déjà joué avec la plupart des gars ici. C’est sûr que ça rend ça spécial. Sur la glace, tu dois faire ta place. C’est une grosse guerre et tout le monde a ses chances », ajoute celui qui a été placé au sein d’un trio complété par Hendrix Lapierre et Cole Perfetti.

« UN RAYON DE SOLEIL »

Il ne bénéficiera assurément pas d’un traitement de faveur, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que Pelletier se trouve dans les bonnes grâces de l’entraîneur de l’équipe nationale André Tourigny. Ce dernier dirigeait l’équipe canadienne à la Coupe Hlinka/Gretzky quand Pelletier s’était blessé, et il l’a aussi affronté lorsqu’il dirigeait les Mooseheads de Halifax.

« Au Hlinka, avant de se blesser, c’était un de nos meilleurs joueurs, sinon le meilleur. En tout cas, c’était notre plus complet. Ceux qui le connaissent savent que Pelletier, c’est un gagnant. C’est un gars capable de jouer sous pression et c’est un rayon de soleil dans une équipe. Il a beaucoup d’attributs à amener à une formation. »

Pour illustrer son propos, Tourigny se rappelle que, malgré sa blessure en 2018, Pelletier demeurait toujours aussi impliqué avec l’équipe même s’il ne pouvait plus endosser l’uniforme.

« À cette époque, son anglais n’était pas au niveau d’aujourd’hui, mais il divertissait et encourageait les gars sans aucune gêne. Les gars collaient autour de lui. Même blessés, les gars lui demandaient d’annoncer l’alignement partant. Il a ce genre de présence. 

« J’aime évaluer un gars en me disant : si j’arrive à l’aréna et que je vois que je joue avec Jakob Pelletier, ce sera une bonne journée. Jakob, c’est ce genre de gars là. »