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La question ne se pose plus

Caron est le deuxième Québécois à monter sur le podium du World’s Strongest Man

Jean-François Caron
Photo courtoisie Jean-François Caron sur le podium du World’s Strongest Man, qui avait lieu en Floride cette année.

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Contraint de fermer son gym en raison de la pandémie et après avoir vu ses événements être annulés les uns après les autres, l’homme fort Jean-François Caron s’est questionné si tous ses efforts en valaient la peine. Une place sur le prestigieux podium World’s Strongest Man lui permet désormais de répondre à cette interrogation. 

Les revenus du colosse ont fondu comme neige au soleil en raison de la pandémie. Le propriétaire du Santé X-Trem Gym, à Lac-Saint-Charles, n’a eu d’autres choix que de fermer temporairement les portes de son commerce. Puis, il a dû annuler une série d’événements d’hommes forts qu’il organise l’été. L’enchaînement de coups durs l’a forcé à remettre en question son avenir. 

« Je me suis vraiment posé la question : je fais quoi ? Mais j’ai cru en la possibilité de compétitionner là-bas, j’ai continué mon entraînement et ça a été la meilleure décision que j’ai prise », se rappelle le géant de 6 pi 3 pouces et 365 lb. 

L’homme fort en pleine action lors de la compétition
Photo courtoisie
L’homme fort en pleine action lors de la compétition

Il est devenu seulement le deuxième Québécois à se glisser sur le podium de la plus renommée des compétitions du genre. Le regretté Dominic Filiou avait réussi l’exploit en 2005. 

Après avoir survolé l’étape des qualifications, il a livré une rude bataille avec trois autres compétiteurs lors de la dernière épreuve, les fameuses pierres d’Atlas. 

Il devient le deuxième Québécois à monter sur le podium de cette compétition.
Photo courtoisie
Il devient le deuxième Québécois à monter sur le podium de cette compétition.

« J’ai réussi la run de pierres en 34 secondes. On est seulement trois à avoir soulevé les cinq pierres », raconte-t-il fièrement. La dernière pierre d’Atlas à soulever et à déposer sur une plateforme pèse 460 lb.  

« Moins vite » mais « plus fort » 

Au final, Jean-François Caron a été devancé par deux jeunes loups. L’Ukrainien Oleksii Novikov, 24 ans, et le Britannique Tom Stoltman, 25 ans, font partie d’une talentueuse relève. 

Âgé de 38 ans, l’athlète de force, a pu constater qu’il devait redoubler d’efforts pour rivaliser avec la vitesse de ces deux rivaux sur les plages de la municipalité de Bradenton, en Floride. 

« Je suis pas mal moins vite que quand j’en avais 27, rigole celui qui est originaire de Les Hauteurs, dans le Bas-Saint-Laurent. J’en suis conscient. Mais comme je suis plus fort, ça ne paraît pas. »

Pas prêt à s’arrêter 

Après huit présences consécutives en finale de l’événement et cinq top-5 dans les cinq dernières années, Caron ne se dit pas prêt à arrêter.  

Sa prochaine compétition internationale sera sa 100e en carrière et il a « l’intention de continuer ».  

« Je ne suis pas le genre de gars à s’asseoir sur ses lauriers. Je vois que la victoire est possible, maintenant », avance-t-il, rêvant à l’idée qu’un jour il puisse se retrouver sur la plus haute marche du podium du concours.  

On cherche celui qui osera lui dire le contraire.