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Le virus flambe à New Delhi, amende quadruplée pour défaut de masque

Le virus flambe à New Delhi, amende quadruplée pour défaut de masque
AFP

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Les autorités de New Delhi ont quadruplé jeudi l’amende infligée aux personnes ne portant pas de masque au moment où le nombre de cas de coronavirus explose dans la mégapole, submergeant hôpitaux et cimetières, tandis que le gouvernement résiste aux appels à un nouveau confinement. 

Le ministre en chef de New Delhi, Arvind Kejriwal, a annoncé aux journalistes que l’amende était portée à 2000 roupies (près de 23 euros) dans la capitale de plus de 20 millions d’habitants. Actuellement, le nombre de cas de coronavirus en Inde approche les neuf millions, ce qui en fait le deuxième pays au monde le plus touché après les États-Unis.

« Lorsque les mots ne suffisent plus, nous devons nous montrer un peu plus durs », a déclaré M. Kejriwal. New Delhi est « sur le pied de guerre », a-t-il parallèlement tweeté.

L’Inde avait décrété en mars un confinement parmi les plus stricts au monde mais le gouvernement, soucieux de relancer l’économie, a allégé depuis les restrictions.

Peu de personnes portent le masque, en particulier hors des grandes villes, et ces dernières semaines les marchés étaient bondés avant une série de fêtes religieuses.

Depuis juin à Delhi, 500 000 personnes ont reçu une amende pour non port du masque, 370 000 pour n’avoir pas respecté la distanciation sociale et 3500 pour avoir craché. Cette semaine, le nombre de cas de coronavirus y a dépassé le demi-million, avec une hausse record du nombre quotidien de nouveaux cas et de décès.

Plus de 90% des lits en soins intensifs équipés de ventilateurs à New Delhi étaient occupés jeudi, selon une application de téléphonie mobile gouvernementale.

La situation est aggravée par la pollution qui étouffe la capitale à cette période de l’année.

« Le taux de saturation en oxygène de mon père a chuté (...) et nous nous sommes précipités à l’hôpital voisin mais il n’y avait aucun lit disponible », raconte un habitant, Rajeev Nigam, fustigeant l’ » impréparation » des autorités. « Nous avons couru toute la nuit d’un hôpital à l’autre mais c’était partout la même histoire ».

Plus tôt cette semaine, M. Kejriwal avait limité à 50 le nombre d’invités dans les mariages et demandé au gouvernement central de pouvoir fermer les marchés.

Dans l’un des principaux cimetières de Delhi, un fossoyeur, Mohammed Shamim, se lamente. « Il ne me reste de la place que pour environ 50 à 60 enterrements. Et après? je n’en sais rien », dit-il à l’AFP.