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Quel est le vrai visage du PLC?

Conf presse Mélanie Joly Pierre Fitzgibbon
Photo Chantal Poirier La ministre Mélanie Joly parle-t-elle au nom de tous les libéraux?

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Vous vous rappelez le vieux quiz Qui dit vrai, qui était diffusé sur les ondes de Télé-Métropole dans les années 1970 ?

Trois gars disaient être plombiers alors que seulement un l’était. 

Après leur avoir posé des questions, on devait trouver qui était vraiment plombier. 

Eh bien, on dirait que c’est le Parti libéral du Canada aujourd’hui.

« Bonjour, je suis le PLC et je suis POUR la défense de la langue française. »

« Bonjour, je suis le PLC, et je trouve que la loi 101 est une très mauvaise loi. »

Mesdames, messieurs, vous avez 10 minutes pour trouver qui dit vrai !

Écoutez la chronique de Richard Martineau sur QUB radio:

Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.

Méchant virage

Après la sortie d’Emmanuella Lambropoulos, qui a mis en doute le fait que la langue française était en déclin à Montréal (je ne savais pas que la députée de Saint-Laurent était sourde et aveugle...), Sophie Durocher nous a appris au micro de Pierre Nantel à Qub Radio que la directrice du PLC au Québec, Chelsea Craig, avait écrit le 11 septembre sur son compte Twitter que « la loi 101 était oppressive » et qu’elle a « gâché l’éducation en langue anglaise au Québec ».

Écoutez la chronique de Sophie Durocher, qui en a rajouté jeudi matin sur QUB radio:

Il n’aura fallu que quelques minutes pour que cette nouvelle enflamme les médias sociaux, poussant madame Craig à effacer son tweet et à publier un autre message, disant cette fois que « la loi 101 est importante » et que « le français recule au Québec ». 

Pour un virage à 180, c’est un virage à 180. 

Là encore, que la vraie directrice du PLC au Québec se lève ! 

C’est celle qui défend bec et ongles la loi 101, ou celle qui juge que cette loi est « oppressive » ?

Car à moins de souffrir d’un dédoublement de personnalité, la même personne ne peut défendre ces deux idées contradictoires. 

C’est l’une ou l’autre. 

C’est bien beau, dire : « Voici ce que je voulais dire, on m’a mal comprise, je me suis mal exprimée, etc. », reste qu’un lapsus, c’est dire à son beau-frère « Passe-moi le poivre » au lieu de « Passe-moi le sel ».

Et non : « Maudit niaiseux, ça fait 15 ans que tu me tombes sur les nerfs, imbécile ! »

La question de Serge Bélair

Donc, d’un côté, au PLC, on a la ministre des Langues officielles, Mélanie Joly, qui a tenté d’éteindre ces deux foyers d’incendie en affirmant haut et fort qu’il faut protéger le français.

Et de l’autre, mesdames Craig et Lambropoulos qui jugent la loi 101 au mieux inutile, au pire dangereuse. 

Ce qui nous amène à la question quiz de la semaine : combien d’électeurs du PLC se reconnaissent dans les propos des deux « dissidentes » ? Ma réponse : beaucoup plus que madame Joly veut le faire croire. 

Je suis sûr que beaucoup de « rouges foncés » ont joui en entendant les propos de mesdames Craig et Lambropoulos. 

« Enfin, deux femmes courageuses qui disent tout haut ce que je pense tout bas ! »

La ministre Joly a beau se dissocier de ce discours, reste que si ces deux femmes n’ont pas hésité une seconde à livrer publiquement le fond de leur pensée, c’est parce qu’elles savaient que plusieurs libéraux fédéraux allaient applaudir.

Ce qui nous amène à la question que Serge Bélair posait à Télé-Métropole entre deux « plages publicitaires ».

Qui est le vrai PLC ?