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Comment faire une soumission sans se ronger les ongles

Comment faire une soumission sans se ronger les ongles
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Peur de charger trop cher, d’investir trop de temps, de mal calculer ses dépenses et d’éventuellement, perdre le contrat : les soumissions ont de quoi faire faire des cauchemars aux jeunes travailleurs autonomes. Les recrues de la pige doivent connaître leur valeur et apprendre à se faire confiance, mais parfois, c’est plus facile à dire qu’à faire.

«Certains pigistes qui démarrent sont souvent mal à l'aise de charger leur juste valeur. Si vous avez un malaise en envoyant votre soumission, c'est simplement que vous n'avez pas encore assez d'expérience, le tabou disparaîtra avec le temps», rassure Alexandre Comtois, pigiste depuis 2008 et fondateur de PIGE.QUÉBEC et d’Académie Solo, deux entreprises ressources pour les travailleurs autonomes québécois. 

Celui qui se considère comme un solopreneur (et qui vous invite à le faire), en profite pour vous conforter quant aux dangers de sous-facturer ou encore, de surfacturer. 

Alexandre Comtois, pigiste depuis 2008 et fondateur de PIGE.QUÉBEC et d’Académie Solo
Gracieuseté, Alexandre Comtois
Alexandre Comtois, pigiste depuis 2008 et fondateur de PIGE.QUÉBEC et d’Académie Solo

«Il n’y a aucun risque, perdre un contrat, ce n'est pas grave. Un de perdu, dix de retrouvés. L'essentiel est d'apprendre de ce refus. Ne pas être assez payé, ce n'est pas de la faute du client, c'est celle du pigiste qui a mal évalué le travail à faire. Encore là, réajuster le tir pour vos prochaines soumissions. Tout simplement», conseille-t-il. 

Salaire d’employé, salaire de pigiste : deux poids deux mesures 

Il peut être assez nébuleux d’évaluer son taux horaire en tant que travailleur autonome, surtout quand on a eu un salaire horaire toute sa vie. 

«Demander trop, c'est basé sur quoi? En faisant un contrat, vous n'offrez pas seulement des services, vous générez des résultats pour une entreprise. Et cette valeur est relative et souvent intangible», avise Alexandre qui te propose de doubler ton taux horaire en tant qu'employé pour prendre en compte les dépenses associées aux pigistes.

Il existe aussi plusieurs outils en ligne pour évaluer son tarif de travailleur autonome, mais comme «la valeur d’une tâche est basée sur les résultats qu’elle apporte au client et non sur le nombre d'heures qu’elle nécessite», Alexandre conseille, quand l'occasion s'y prête, les soumissions forfaitaires à ceux à taux horaire. 

Comment faire une soumission sans se ronger les ongles
Gracieuseté, Alexandre Comtois

Un important piège à éviter dans l’obtention d’un contrat est celui de miser sur la soumission plutôt que sur votre relation avec le client rappelle le solopreneur. 

«C'est une erreur que plusieurs débutants font. Même si vous avez la plus belle soumission au monde, bien détaillée, avec un beau logo et une belle mise en page, le client s'en fout éperdument. L’important c’est surtout de miser sur la relation d'affaires AVANT la soumission», explique le vétéran du milieu. 

Écouter, conseiller, poser des questions, prendre le pouls de l’entreprise, se positionner comme un partenaire d’affaires et surtout avoir confiance en son travail voilà ce qui, selon Alexandre, fait la différence pour un client. 

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