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Défi 30 jours

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Le virus a radicalement changé notre quotidien. Ce qui était inimaginable il y a huit mois est devenu la norme.

On constate facilement les dégâts économiques causés par les mesures sanitaires. Mais il y a aussi, et surtout, les dégâts humains. Ils sont plus insidieux, mais non moins dévastateurs.

Masque, distanciation physique et confinement. On a eu l’avènement du paiement sans contact. Maintenant, on a la société sans contact.

Dommages

Les mesures sont nécessaires. Mais il reste que les gens sont anxieux. L’horizon restreint provoque l’angoisse du lendemain. Le travail à distance démotive, l’isolement déprime. Le masque prive l’humanité de son visage, de ses sourires, de sa singularité. 

Pour comble, le monde semble devenu manichéen avec les « bons » citoyens d’un côté et les « mauvais » de l’autre. Un monde où l’autre est perçu comme une menace mortelle, où on n’hésite plus à dénoncer son voisin.

Au final, le peuple souffre. Pour éviter de mourir de la COVID, il meurt de tristesse.

Selon l’OMS, « la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ». 

Défi

Pour retrouver le bien-être mental et social, il faut se réapproprier notre humanité. Comment ? Pourquoi ne pas se lancer un défi dont tous bénéficieront ? D’ici Noël, pourquoi ne pas s’engager à faire, chaque jour, un acte de bonté supplémentaire, inhabituel et totalement désintéressé ? 

Ça pourrait être de prendre des nouvelles d’un parent éloigné, céder sa place dans le bus, offrir un café à un itinérant, envoyer des biscuits faits maison à une personne seule, prendre le temps d’écouter le collègue déprimé, écrire un mot d’encouragement à quiconque vit difficilement le confinement. 

Les possibilités sont nombreuses. Les bienfaits sont infinis, surtout si des millions de personnes s’y mettent. Et puis, dans cette ambiance dystopique, l’humanité n’a-t-elle pas désespérément besoin d’un peu de joie et d’espoir ?