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Gros contrat

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La famille, c’est la base de la société québécoise. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est François Legault. Et c’est pour refaire le plein d’énergie que le premier ministre va autoriser les rassemblements à petite échelle pendant le temps des Fêtes.

On nous donne le go 

Quatre jours. C’est tout le temps qu’auront les familles pour rattraper le temps perdu, manger du pain sandwich et, possiblement, se transmettre le virus. 

Je n’aurais pas aimé être dans les culottes du PM, qui devait tenter de satisfaire Pierre, Jean, Jacques. Pourtant, pour une rare fois, les parents, les enseignants et les directions d’établissements s’entendaient pour dire que c’était une mauvaise idée de prolonger le congé des fêtes. 

Mais coudonc, apparence qu’on aime mieux manger de la dinde qu’aller à l’école. C’est un peu paradoxal puisqu’on martèle depuis des mois l’importance de respecter les consignes sanitaires si on veut garder nos établissements d’enseignement ouverts. 

Là, on nous dit que nos enfants auront droit à des « cours » en ligne durant cette période tampon prévue avant et après Noël. Les enseignants devront parler une fois par jour à leurs élèves. Il y aura du travail. Mais c’est quoi parler une fois par jour ? Et quelles seront les exigences au niveau de la matière ? Mystère. Ce ne sont pas des vacances, mais ça y ressemble. 

Le pouvoir est entre nos mains

Il va falloir se montrer disciplinés et résister à l’envie de faire bombance en dehors de notre bulle immédiate après le 27 décembre. 

C’est à nous qu’incombe la tâche de faire en sorte que cet hiver ne se transforme pas en une énorme tempête qui s’abattra sur le système de santé. 

C’est un gros contrat que François Legault pellète dans notre cour. Se fier à notre gros bon sens est un pari risqué. Et il le sait. 

Vraiment, je pense qu’on aurait pu sauter un tour.