/sports/others
Navigation

Mané écrit une page d’histoire

Premier joueur du Réseau du sport étudiant du Québec à atteindre la NBA sans passer par la NCAA

Karim Mané
Photo Cégep Vanier Karim Mané a signé un contrat à deux volets avec le Magic d’Orlando dans la NBA.

Coup d'oeil sur cet article

QUÉBEC | Ce fut un peu plus long que souhaité, mais Karim Mané est un membre de la NBA. Ignoré au repêchage, mercredi, le garde des Cheetahs de Vanier a signé, vendredi, un contrat d’un an à deux volets avec le Magic d’Orlando à titre d’agent libre.

• À lire aussi: Les Raptors déménagent en Floride

Premier joueur du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) à atteindre la NBA sans passer par la route habituelle de la NCAA, le Longueuillois d’origine sénégalise s’envolera pour Orlando la semaine prochaine en prévision du camp d’entraînement qui débutera le 1er décembre. Le Magic avait rencontré Mané à deux reprises avant le repêchage.

« On ne sait jamais ce qui peut se produire au repêchage et, de façon objective, je pensais que Karim pouvait sortir à partir du 45e rang ou ne pas être sélectionné du tout, a mentionné son agent, Eric Fleisher. Parce qu’il y avait beaucoup d’intérêt, j’étais confiant qu’il puisse signer comme agent libre. J’ai reçu plusieurs appels après le repêchage et j’étais confiant de lui dénicher un contrat. Orlando représente une très bonne option. C’est une jeune équipe qui développe bien ses joueurs. »

Impasse sur la NCAA

Fleisher estime qu’il s’agissait de la bonne option de s’inscrire dans la NBA dès cette année et de faire l’impasse sur la NCAA. « On a tenu compte de plusieurs facteurs, a précisé l’agent new-yorkais qui a représenté l’ancienne vedette Kevin Garnett pendant toute sa carrière. Au moment de sa décision, il n’y avait aucun moyen de savoir s’il y aurait une saison de la NCAA. Et on ne le sait pas encore avec assurance. S’il ne perce pas la NBA dès sa première année, il pourra se développer dans la G League avec de bons entraîneurs. En signant dans la NBA, Karim obtient un montant d’argent très appréciable qui placera sa famille en bonne position. »

Cette année

Fleisher croit possible que son protégé obtienne une opportunité de se faire valoir dès sa première campagne dans la NBA. « Il y a une véritable opportunité que Karim obtienne du temps de jeu dès cette année, a-t-il affirmé. C’est un joueur qui possède de nombreuses habiletés ; qui a le physique pour jouer dans la NBA ; qui est mature et qui apprend rapidement. Il y aura une courbe d’apprentissage, mais il a impressionné lors de ses entrevues. Ma seule crainte avant le repêchage est qu’il avait obtenu moins de visibilité en raison de la pandémie. Les équipes de la NBA avaient beaucoup plus de vidéos des espoirs américains. »

Et les Raptors ?

Les Raptors auraient-ils représenté une option intéressante pour le garde de 20 ans ? « Les Raptors l’ont passé en entrevue et cela aurait été une opportunité incroyable pour Karim, mais ils ont décidé d’aller dans une autre direction. Les Raptors font un excellent travail pour développer leurs jeunes dans la G League, mais Karim aurait eu moins de chances de jouer dès cette année dans la NBA parce que Toronto mise sur une équipe établie. »

Andrew Hertzog rayonnait quand nous l’avons joint. « C’est un moment très spécial pour le programme des Cheetahs, mais aussi pour le RSEQ et le basketball québécois, a résumé le vétéran entraîneur qui a dirigé Mané lors de ses deux saisons à Vanier et qui s’accorde une saison sabbatique en 2020. Ce fut une année très spéciale avec tous les recruteurs de la NBA et de la NCAA qui sont venus à Vanier. Il doit faire l’équipe, mais c’est un bon premier pas. Il a tout un avenir devant lui. Je savais qu’il ne sortirait pas en première ronde. C’est souvent mieux de signer comme agent libre plutôt que d’être choisi en 2e ronde où les contrats ne sont pas garantis. Comme agent libre, il peut choisir un peu plus. Il aura besoin d’un peu de temps pour faire sa place. »