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Géorgie: l’opposition boycotte le second tour des législatives

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La Géorgie organisait samedi le second tour des élections législatives dans plusieurs districts électoraux, boycotté par l’opposition qui a refusé d’entrer au Parlement en dénonçant des fraudes. 

Les élections législatives du 31 octobre dans ce pays du Caucase du Sud ont été remportées de justesse par le parti au pouvoir Rêve géorgien, un scrutin dénoncé comme truqué par tous les partis d’oppositions géorgiens, dont des milliers de partisans sont depuis descendus dans la rue pour réclamer de nouvelles élections.

Le Rêve géorgien, conduit par l’ex-premier ministre Bidzina Ivanichvili, l’homme le plus riche du pays, a recueilli le 31 octobre 48 % des voix contre 46 % pour les partis d’opposition. Ce parti rejette avec véhémence les accusations de fraude. 

Le vote proportionnel, organisé en octobre, ne décide que de l’attribution des 120 des 150 sièges du parlement, les 30 autres étant désignés selon un mode uninominal qui a nécessité un second tour samedi.

Lors du premier tour, le Rêve géorgien s’est déjà assuré 13 sièges, et les 17 sièges restants doivent être attribués à l’issue du second tour.

L’opposition a décidé de le boycotter et annoncé que ses candidats élus fin octobre par le vote proportionnel refusaient d’entrer au parlement.

« C’est une décision commune de tous les partis politiques (d’opposition) qu’ils n’entreront pas au parlement et ne participeront pas au second tour », a déclaré à l’AFP Nika Melia, l’un des responsables du parti Mouvement national unifié de l’ancien président géorgien Mikheïl Saakachvili.

« Ivanichvili et son parti ont sapé les élections en Géorgie et la Commission électorale centrale qu’ils contrôlent a entièrement falsifié les résultats des élections du 31 octobre », a-t-il affirmé.

De son côté, le premier ministre Guiorgui Gakharia a appelé vendredi les partis d’opposition à occuper leurs sièges dans le nouveau parlement et à participer au second tour samedi pour « faire revenir les processus dans le cadre formel légal ».

Au pouvoir depuis 2012, le Rêve géorgien a vu sa popularité s’effriter sur fond de stagnation économique et d’accusation d’atteintes à la démocratie.

Les critiques accusent son chef, Bidzina Ivanichvili, d’avoir exercé des pressions sur ses adversaires et favorisé la corruption.