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Internet haute vitesse: la mairesse de Saint-Mathieu-du-Parc déplore le manque de transparence de Maskicom

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Le branchement internet haute vitesse dans la MRC de Maskinongé, en Mauricie, est au neutre depuis deux semaines.  

C’est que le sous-traitant Madysta a interrompu les travaux en raison de trois factures totalisant 477 000$ qui seraient impayées par le gestionnaire Maskicom. 

Une situation qui a poussé la mairesse de Saint-Mathieu-du-Parc, Josée Magny, à démissionner de son poste au sein du conseil d’administration du gestionnaire. Elle déplore le manque de transparence de l'organisme envers les citoyens.

Dans une lettre adressée aux citoyens, la mairesse Magny a tenu à rectifier le tir samedi.

«Maskicom a toujours payé le contractant comme stipulé au contrat. C’est pourquoi, Maskicom a demandé de faire appel à un arbitrage comme le contrat le mentionne en cas de litige, mais, Madysta a refusé décidant ainsi d’arrêter les travaux de construction», écrit-elle.

Selon Mme Magny, Maskicom a toutefois mal géré la situation et «aurait dû sortir un communiqué afin d’informer la population» plutôt que de «tenter, en parallèle, de régler le litige en déposant dans un premier temps une caution». Une décision qu’elle qualifie de «grave erreur».

«En mentionnant que nous avions des embûches, cela portait à confusion et les citoyens auraient, avec raison, pensé que les problèmes relevaient de Bell et des émissions de permis», enchaîne Josée Magny. 

Ce manque de transparence a fait en sorte que «nous ne pouvions informer ceux-ci à part que de dires que nous avions des embûches et que nous étions dans l’impossibilité de donner des délais», ajoute la mairesse.

Insatisfaite de cette décision de Maskicom, Josée Magny a remis sa démission au conseil d’administration le 4 novembre.

«Je ne pouvais endosser cette façon de faire en plus d’autres décisions qui ne correspondaient absolument pas avec ma vision de Maskicom. J’ai toujours ce dossier à cœur et je continue de suivre de très près les développements», explique-t-elle.

Pour l’instant, seulement 600 des 4200 foyers sont branchés à internet haute vitesse.