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L’Impact a tout donné

À court de munitions, l’équipe s’est inclinée devant une équipe mieux nantie

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Photo AFP Malgré la défaite, les joueurs de l’Impact ont livré jusqu’à leur dernière once d’énergie contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, vendredi soir.

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L’Impact a perdu de la pire des façons, vendredi soir, en accordant un but dans les dernières secondes d’un match lors duquel il s’est battu de toutes ses forces.

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Après la rencontre, Thierry Henry affirmait n’avoir rien à redire sur l’envie affichée par ses hommes et il avait raison.

Son équipe s’est battue du mieux qu’elle a pu sur 90 minutes, ne baissant jamais les bras devant l’adversité et revenant de l’arrière au pointage pour passer bien près de provoquer la prolongation.

Mais en fin de compte, c’est le talent qui a triomphé, comme c’est généralement le cas dans le monde du sport.

Meilleur

Pendant que l’Impact était privé de son unique joueur désigné, Victor Wanyama, le Revolution pouvait compter sur ses trois joueurs d’exception.

Et ce sont justement eux qui ont changé la donne puisque Carles Gil a marqué le premier but et que Gustavo Bou s’est chargé du second, en plus de fournir la passe décisive sur la réussite de son coéquipier.

Thierry Henry a laissé échapper une petite phrase qui en disait long après la rencontre.

« Avec les munitions que nous avions, ce n’était pas suffisant malgré le désir qu’on a affiché. »

Car il faut être honnête, l’Impact est une équipe sympathique et respectable, mais qui manque de munitions.

Chantier

Certes, le Bleu-blanc-noir a terminé au 5e rang dans l’Est pour les buts marqués (33), à égalité avec Toronto et Chicago, mais cette équipe a quand même passé l’année à donner l’impression qu’elle cherchait ses repères en attaque.

Il y a des joueurs qui ont les capacités d’enfoncer le ballon dans le filet, mais, globalement, il y a un manque de liant.

Cette équipe a joui de nombreuses chances de marquer qui n’ont pas abouti, soit par manque d’opportunisme, soit par manque de créativité.

C’est l’un des plus gros chantiers pour le directeur sportif Olivier Renard cet hiver.

En plus de colmater les brèches défensives, il va devoir trouver un joueur explosif dans la surface pour travailler de concert avec Romell Quioto, en plus de dénicher un milieu offensif qui va injecter une dose de créativité à sa troupe.

Et le boulot de Renard ne s’annonce pas particulièrement facile puisqu’il va devoir l’accomplir dans le contexte d’une pandémie.

Pour le moment, on ne sait toujours pas si l’équipe pourra entreprendre la saison 2021 à la maison ou si elle devra s’exiler aux États-Unis.

Voilà une variable qui risque de peser lourd dans la balance pour tous les recrutements hivernaux.

Renard devra aussi décider avec qui il a envie de poursuivre l’aventure parmi les joueurs dont le contrat arrive à échéance. C’est le cas de Bojan, qui deviendrait joueur désigné si l’équipe exerçait son option pour 2021. C’est un pensez-y-bien.

Brouillard

Pour le reste, l’équipe n’est pas encore en vacances puisqu’elle reprendra son quart de finale de la Ligue des champions contre Olimpia le 15 décembre prochain.

Ce match, comme tous les autres restants dans cette compétition, sera disputé à Orlando.

En attendant, l’équipe va devoir rester à Montréal et se préparer à disputer une rencontre qu’elle doit remporter puisque le club hondurien avait enlevé le premier match 2 à 1 au Stade olympique, le 10 mars dernier. Et, pour le moment, tout le monde est dans le brouillard pour la suite des choses, alors on ne fait que présumer que l’équipe s’entraînera au Centre Nutrilait puisque c’est la chose logique à faire.

Mais si la météo devait s’en mêler, peut-être qu’il y aura des décisions difficiles à prendre, ce qui serait une suite logique de cette année 2020.