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Saint-Sauveur se sent envahie par les visiteurs

Des citoyens ont peur des gens des zones rouges qui se déplacent en masse

Saint-Sauveur
Photo Anne-Sophie Poiré La circulation était dense, les piétions nombreux, tout comme les files d’attente samedi après-midi dans le vieux Saint-Sauveur, dans les Laurentides.

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SAINT-SAUVEUR | Des commerçants et des citoyens des Laurentides craignent que leur enclave orange encerclée par les zones en alerte maximale ne tourne au rouge si les visiteurs continuent de les envahir.

• À lire aussi: Sainte-Adèle et Saint-Sauveur veulent des barrages

« Ça me fait peur tous les jours. C’est inquiétant. Les gens nous disent qu’ils vont venir nous visiter parce qu’on est orange, mais on ne veut pas virer au rouge nous non plus ! » lance le maire de Saint-Sauveur, Jacques Gariépy.

Même s’il admet que ce week-end est « un temps mort » pour le tourisme, la circulation automobile était dense samedi et les piétons affluaient dans la rue Principale.

« Normalement, novembre est notre période creuse, mais là, la fréquentation est comme si on était en plein été pendant les vacances de la construction », fait valoir la gérante du restaurant Le Saint-Sau, Claire Pinaud, qui estime qu’au moins 80 % des clients proviennent des zones rouges. 

« Montréal est rendu ici »

« Les locaux ne sortent plus, ils ne veulent pas prendre de risque. C’est trop. On est complètement envahis », poursuit-elle.

« Montréal est rendu ici », résume Caroline, serveuse au restaurant La Folie. 

« On ne sert que des gens des zones rouges les fins de semaine », lâche quant à elle Marie-Claude du pub Ye Olde Orchard, le téléphone collé sur l’oreille pour répondre que l’établissement affiche complet pour la soirée.

Une employée de la boutique Reebok des Factoreries Tanger, remarque aussi une affluence de visiteurs des zones rouges. 

« C’est fou ! Il y a beaucoup de gens de Montréal, dit Kaelyn Hodge. Moi, ça me fait peur. Je ne veux pas attraper la COVID. » 

« C’est intense. Il y a du trafic dans Saint-Sau. On ne voit jamais ça ! » ajoute son collègue Alexis Mercier. 

Barrages routiers demandés

Saint-Sauveur est la porte d’entrée de la MRC Les Pays-d’en-Haut où seuls 15 cas actifs de COVID-19 sur un peu moins de 42 000 habitants sont comptabilisés par l’Institut national de santé publique du Québec. 

Le maire Jacques Gariépy souhaite des barrages routiers pour empêcher les visites d’un jour.
Photo Anne-Sophie Poiré
Le maire Jacques Gariépy souhaite des barrages routiers pour empêcher les visites d’un jour.

« Mais malgré le bas taux de contamination, les citoyens ont peur. Tout le monde alentour est viré au rouge », laisse tomber le maire Gariépy.

Il y a une dizaine de jours, les villes de Sainte-Adèle et de Saint-Sauveur ont demandé aux députées des circonscriptions de Prévost et de Bertrand, les ministres Nadine Girault et Marguerite Blais, la mise en place de barrages routiers pour intercepter les visiteurs.

Le premier ministre François Legault avait conclu en point de presse, le 12 novembre, que leur demande « n’est pas nécessaire à ce moment-ci ». 

Mais le maire, lui, continue de croire que ces barrages routiers sont essentiels, surtout avec la saison du ski qui approche et qui devrait amener son lot de touristes. 

« Le gouvernement a notre message. On veut rester une zone orange », assure M. Gariépy.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.