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Une langue pas si minoritaire

Conf presse Mélanie Joly Pierre Fitzgibbon
Photo d’archives, Chantal Poirier La ministre Mélanie Joly

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Débusquer les fausses nouvelles, vérifier les déclarations des politiciens, trouver les vrais chiffres : notre Bureau d’enquête, basé à Montréal, Québec et Ottawa, se spécialise dans l’art de rétablir les faits. Chaque samedi, nos journalistes et recherchistes vous présentent leurs trouvailles pour vous permettre d’y voir plus clair dans l’actualité de la semaine.


 L’ÉNONCÉ 

La ministre des Langues officielles Mélanie Joly a été questionnée en Chambre par le Bloc québécois sur le déclin du français au Québec. 

« C’est la première fois que le gouvernement du Canada reconnaît qu’on doit en faire plus pour protéger l’état de la langue française parce qu’on sait que c’est une langue minoritaire à travers le Canada et à travers le monde », a-t-elle soutenu mardi.   

LES FAITS

Il est vrai que le français est une langue minoritaire au Canada et dans d’autres pays et communautés. Toutefois, il reste que c’est la 5e langue la plus parlée dans le monde, selon l’Organisation internationale de la francophonie. Cela représente 235 millions de personnes qui utilisent le français au quotidien, pour un total de 300 millions de locuteurs en 2018 – soit une progression de près de 10 % depuis 2014. 

Le français est présent sur les cinq continents et est la langue officielle dans 32 États. 

Au Canada, 23 % de la population a le français comme première langue officielle parlée, soit 7,9 millions de personnes. Ce pourcentage s’élève à 85 % au Québec, à 32 % au Nouveau-Brunswick et à moins de 5 % dans les autres provinces et territoires, selon les données du recensement de 2016. En ce qui a trait à la langue maternelle, 58 % de la population a déclaré avoir l’anglais comme première langue, 21 % le français et près de 2 % le mandarin.  

– Sarah Daoust-Braun

  • À VOIR AUSSI : Le français recule au centre-ville de Montréal

Le chiffre de la semaine: 1458  

C’est le nombre cumulatif de joueurs, travailleurs et fournisseurs de ligues sportives professionnelles qui ont été exemptés de quarantaine obligatoire lorsqu’ils entrent au Canada pendant la pandémie. Cela représente 1200 personnes de la Ligue nationale de hockey pour toute la saison, 20 de la Ligue majeure de baseball pour l’entraînement d’avant-saison, 134 de la Ligue majeure de soccer pour l’avant-saison et 104 de la même ligue pour l’entraînement avant les séries éliminatoires, selon les données de l’Agence de la santé publique. Les Blue Jays de Toronto avaient par exemple reçu cette exemption en juillet. La présence de ces personnes au pays « était favorable à la croissance et à la reprise de l’économie, mais aussi à la cohésion sociale et à la fierté nationale [...] », a justifié le ministère de l’Immigration dans un document parlementaire.

— Sarah Daoust-Braun