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Au cœur d’un projet colossal

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Photo Agence QMI, Joël Lemay Vincent Desjardins devant le chantier du REM à Pointe-Claire.

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Vincent Desjardins se retrouve au cœur du plus gros projet de transport collectif qu’a connu le Québec au cours des 50 dernières années.

Le Réseau express métropolitain (REM) comptera 26 stations et s’étendra sur 67 km dans le grand Montréal. À l’emploi de EBC, une firme de construction en génie civil, Desjardins a été prêté au consortium qui gère la construction du REM parce qu’il n’en pouvait plus du télétravail quotidien.

Vincent Desjardins
Photo courtoisie, Stampeders Calgary
Vincent Desjardins

«Pour une année sans football, je ne pourrais pas demander mieux comme emploi, affirme le plaqueur des Stampeders de Calgary qui est le gestionnaire du chantier pendant le quart de travail de nuit pour le trajet entre le quartier DIX30 et l’ouest de Montréal. Comme gestionnaire de projet, ce n’est pas le plus gros défi parce que les travailleurs ont un contremaître, mais c’est vraiment tripant au niveau de l’ingénierie. C’est la première fois que cette technologie est utilisée au Québec.»

«C’est un beau projet et je pourrai dire un jour que j’y ai participé, de poursuivre Desjardins. J’ai hâte d’embarquer. Quand le projet sera terminé, c’est certain que je vais faire le trajet d’un bout à l’autre.»

Non au télétravail

Bachelier en génie civil, Desjardins n’a pas hésité à accepter l’offre de son employeur même si cela signifiait de travailler de nuit.

«Je haïs pour mourir le télétravail, débite-t-il. Je faisais de l’estimation et je devais arrêter à la fin d’avril, mais le report de la saison a changé les plans. J’avais besoin de bouger et de changer d’air. On m’a proposé un chantier dans le Nunavut, mais je craignais de ne pas pouvoir m’entraîner. Il y avait un projet de quai au Nouveau-Brunswick qui était intéressant, mais je n’aurais pas pu sortir pour faire mon épicerie en raison des règles sanitaires. C’était logique que je choisisse le REM même si je dois travailler de nuit et faire des semaines de 50 heures.»

En poste depuis le début juin, Desjardins retournera à Québec à la mi-décembre puisque le chantier cessera ses activités pour l’hiver.

«Je vais reprendre l’estimation, mais j’espère que ça ne sera plus du télétravail cinq jours par semaine.»

Un pont qui a besoin d’amour

Diplômé en génie civil lui aussi, Jean-Simon Roy travaillait habituellement dans la métropole pour le compte de CRT Construction, mais il a saisi l’occasion quand un poste s’est ouvert à Port-Daniel, en Gaspésie.

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Photo courtoisie

«J’ai sauté sur l’opportunité, image le centre de la formation d’Edmonton. Je passe 10 jours en Gaspésie et quatre à Québec. Dans le cadre d’un projet du ministère des Transports et de la Société des chemins de fer de la Gaspésie, on rénove un pont de plus de 100 ans qui a besoin de beaucoup de réparations. Le pont enjambe la rivière Port-Daniel.»

«C’est un beau coin et les gens sont chaleureux, de poursuivre Roy. Je profite de la nature et j’ai pêché au début quand je suis arrivé.»

Roy salue la souplesse de son employeur.

«Les employeurs recherchent de la stabilité dans mon domaine et c’est rare qu’on puisse obtenir de la flexibilité, explique-t-il. Mon patron me prend quand je suis disponible et me laisse aller quand le football débute. J’aime la dynamique sur un chantier. Tu es au cœur de l’action et ça ressemble un peu au football puisque chaque rôle est important pour faire avancer le projet.»