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Joe Biden nommera Antony Blinken secrétaire d'État, John Kerry représentant spécial pour le climat

Joe Biden nommera Antony Blinken secrétaire d'État, John Kerry représentant spécial pour le climat
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Washington | Le président élu Joe Biden a annoncé lundi ses premiers choix pour son futur gouvernement, avec au poste crucial de chef de la diplomatie Antony Blinken et d’autres anciens de l’administration de Barack Obama.

L’ancien secrétaire d’État John Kerry, 76 ans, fera ainsi, s’il est confirmé par le Sénat, son retour au gouvernement en tant qu’émissaire spécial du président américain sur le climat, signe de l’importance qu’accorde Joe Biden à ce dossier.

John Kerry
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John Kerry

Antony Blinken, qui fut adjoint au Secrétariat d’État de 2015 à 2017, prendra la tête de cet énorme ministère, en remplacement du républicain Mike Pompeo. A 58 ans, ce fervent partisan du multilatéralisme devrait notamment s’attaquer en priorité au dossier du nucléaire iranien.   

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Alejandro Mayorkas, né il y a 60 ans à la Havane, sera le premier Hispanique à diriger le ministère de la Sécurité intérieure, qui supervise notamment les questions d’immigration. Ce fils de réfugiés anticastristes, ancien procureur fédéral, connaît bien cette administration, dont il fut ministre adjoint de 2013 à 2016.

Alejandro Mayorkas
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Alejandro Mayorkas

 Le président élu, qui a promis de former une équipe représentative de la population américaine, a également sélectionné Avril Haines, 51 ans, pour devenir directrice du Renseignement national, un poste chargé de coordonner les différentes agences fédérales actives dans ce domaine uniquement occupé par des hommes jusqu’ici. 

 

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« J’ai besoin d’une équipe prête au premier jour », a écrit Joe Biden dans un communiqué annonçant ces nominations, tandis que Donald Trump refuse toujours de concéder sa défaite lors de la présidentielle du 3 novembre.

« Ces individus sont aussi expérimentés et éprouvés aux crises, qu’ils sont novateurs et imaginatifs », a-t-il poursuivi. 

Le président élu, qui a promis de former une équipe représentative de la population américaine, a également sélectionné Avril Haines, 51 ans, pour devenir directrice du Renseignement national, un poste chargé de coordonner les différentes agences fédérales actives dans ce domaine uniquement occupé par des hommes jusqu’ici.

L’Afro-américaine Linda Thomas-Greenfield, une diplomate chevronnée de 68 ans, qui fut secrétaire d’État adjointe pour l’Afrique, deviendra elle ambassadrice à l’ONU.

Joe Biden a également également nommé un autre proche collaborateur, Jake Sullivan, 43 ans, comme son conseiller à la sécurité nationale. 

Multiples recours en justice

Donald Trump et ses avocats, en revanche, poursuivent leurs multiples recours en justice, dénonçant une fraude électorale massive sans en avoir apporté pour l’instant de preuve concrète.

L’équipe de campagne du président américain a annoncé dimanche qu’elle ne travaillait plus avec l’avocate Sidney Powell, controversée après avoir affirmé que des fraudes massives avaient eu lieu lors de l’élection du 3 novembre sans en fournir de preuves aux journalistes lors d’une conférence de presse jeudi dernier.

« Sidney Powell pratique le droit individuellement. Elle n’est pas un membre de l’équipe juridique Trump », a déclaré dans un communiqué l’avocat personnel de M. Trump, l’ancien maire de New York Rudy Giuliani. « Elle n’est pas non plus un avocat personnel du président », a-t-il ajouté.

Au niveau national, Joe Biden a remporté près de 80 millions de voix lors du scrutin, contre un peu moins de 74 millions pour le milliardaire républicain.

Mais la présidence se joue au travers d’un système de grands électeurs attribués dans chaque État. Un à un, les États-clés qui ont basculé du côté du démocrate doivent certifier leurs résultats.

Le milliardaire a appelé dimanche le parti républicain à « se battre » pour ne pas laisser les démocrates « détruire les preuves » de la fraude présumée.

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« Accusations hypothétiques »

La veille, il avait subi un nouveau revers en Pennsylvanie, l’un des États-clés de cette élection, où un juge a fermement rejeté les allégations de fraude.

Le juge Matthew Brann a estimé que l’équipe de M. Trump avait présenté « des arguments juridiques sans fondement et des accusations hypothétiques » dans sa plainte concernant le vote par correspondance en Pennsylvanie. La certification doit avoir lieu lundi.

Cette décision a conduit le sénateur républicain de Pennsylvanie, Pat Toomey, à reconnaître la victoire de Joe Biden. Les avocats de M. Trump ont « épuisé toutes les options judiciaires pour contester les résultats » dans cet État, a-t-il estimé.

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Les républicains ont également demandé aux autorités du Michigan, gagné par M. Biden avec 155 000 voix d’avance, de reporter de 14 jours la certification des résultats prévue lundi, dénonçant des irrégularités.

Les républicains veulent obtenir un audit complet des résultats du comté de Wayne, le plus grand du Michigan.

La commission des responsables électoraux du Michigan, qui comprend deux démocrates et deux républicains, doit se réunir lundi pour certifier le résultat de cet État.

Selon des informations de presse, l’un des membres républicains de la commission envisage de voter contre la certification.

L'attitude des républicains est « nocive », a estimé dimanche Ron Klain, « mais cela ne changera pas le résultat de ce qui arrivera le 20 janvier à midi, Joe Biden deviendra le prochain président des États-Unis ».

Au sein du parti républicain, un nombre croissant de responsables appellent le président à concéder sa défaite, ou au moins à libérer des fonds pour permettre une transition en bon ordre entre l’équipe de M. Biden et l’administration sortante.

M. Biden doit notamment recevoir les comptes-rendus quotidiens de sécurité, en premier lieu sur la pandémie de coronavirus, ce que Donald Trump refuse jusqu’ici.

« République bananière »

Pour l’ancien gouverneur du New Jersey Chris Christie, membre de l’équipe de transition de M. Trump en 2016, le comportement des avocats du président est « une honte nationale ».

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Le gouverneur républicain du Maryland Larry Hogan a même estimé sur CNN que les États-Unis commençaient à ressembler à « une république bananière ». Plus tard, il a demandé sur Twitter au président d’ » arrêter de jouer au golf et de concéder » la défaite.

Samedi et dimanche matin, M. Trump a fait de brèves allocutions au sommet virtuel du G20 avant de se rendre à son golf de Virginie, près de Washington.

Le sénateur du Dakota du Nord, Kevin Cramer, a lui défendu l’insistance du président à s’assurer de l’équité du scrutin, tout en ajoutant sur NBC qu’il était « plus que temps de commencer la transition ».

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Liz Cheney, numéro 3 du parti à la Chambre des représentants, avait estimé samedi que, faute de preuves de fraudes, Donald Trump devrait « respecter le caractère sacré du processus électoral ».