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Des échanges payants

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Photo AFP Un joueur comme DeForest Buckner peut vite transformer une défensive, comme il l’a fait de brillante façon cette saison avec les Colts.

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Aussitôt qu’une équipe sacrifie un sacro-saint choix au repêchage dans les premières rondes pour renforcer ses effectifs avec un joueur d’impact, nombreux sont ceux qui hurlent au scandale. Pourtant, les joueurs acquis dans ce type de transaction au cours de la dernière année rapportent des résultats probants aux clubs qui ont eu l’audace d’appuyer sur la gâchette.

L’idée n’est pas de laisser croire que les choix au repêchage ne sont pas précieux. Lorsqu’une organisation décide de les dilapider à tout vent, comme les Texans l’ont fait dans les dernières années, le futur de l’équipe s’en trouve inévitablement hypothéqué.

Il n’en demeure pas moins que d’autres équipes, qui ont choisi de piger dans leur banque de choix avec plus de parcimonie, se retrouvent aujourd’hui au sommet de la chaîne alimentaire grâce à leurs acquisitions.

De solides receveurs

Passons vite sur le cas de DeAndre Hopkins avec les Cardinals, puisque ces derniers ont obtenu ses services pour une bouchée de pain, sans même se départir d’un choix de premier tour. Cet échange figure dans la catégorie des vols en plein jour.

Or, même quand les deux équipes trouvent leur compte dans un troc, celle qui met la main sur un joueur établi peut rapidement passer du statut de bon club à celui de prétendant crédible.

C’est le cas pour les Bills, qui ont eu la main heureuse avec le receveur Stefon Diggs. Dans les dernières années, leur défensive montrait des signes très prometteurs, mais leur attaque aérienne manquait de punch. Ils ont dû sacrifier quatre choix, dont un de première ronde, pour obtenir Diggs et un septième choix, mais aujourd’hui ils ne regrettent pas leur décision.

Diggs est le meneur dans la NFL pour les réceptions (73) et les verges gagnées (906). Le jeu aérien des Bills est passé du 26e rang en 2019 au cinquième rang cette saison. Diggs n’en est pas l’unique responsable, mais il ouvre le terrain au jeune quart-arrière Josh Allen.

Les Vikings ne sont pas plus malheureux, eux qui ont utilisé le 22e choix obtenu pour sélectionner un autre receveur, Justin Jefferson, qui fait déjà grand bruit. N’empêche que pour les Bills, Diggs venait combler une lacune criante.

Gros noms défensifs

Il ne faut surtout pas sous-estimer l’impact des joueurs défensifs importants qui ont aussi été obtenus par voie de transaction.

Les Rams, qui se cherchaient, jouissent de la présence de Jalen Ramsey dans leur tertiaire. Ils ont payé un fort prix (deux choix de première ronde et un choix de quatrième ronde), mais ils sont actuellement troisièmes contre la passe.

Les Colts ont étonné durant la saison morte en sacrifiant un choix de première ronde en retour du joueur de ligne défensive DeForest Buckner. Ce dernier est vite devenu l’un des morceaux clés de leur défensive, qui s’est hissée au troisième échelon contre la course et au deuxième contre la passe.

Les Steelers ne pleurent certainement pas non plus la perte d’un premier choix, qui leur a permis de mettre la main sur Minkah Fitzpatrick, un maraudeur abonné au gros jeu.

Dans ce cas précis, il ne voulait plus jouer à Miami et les Dolphins ont aussi trouvé leur compte. Tout le monde est heureux !

Certains diront que le résultat est plus mitigé chez les Seahawks avec Jamal Adams. Vrai que leur défensive a régressé malgré sa présence, mais il a été sur la touche pendant quelques semaines. Il demeure un superbe joueur.

Année après année, le repêchage a le don d’enflammer les esprits, mais une équipe près du but ne doit pas être lapidée parce qu’elle préfère le renfort immédiat au long terme. 

5 points à surveiller

1. GROSSE SEMAINE !

La semaine 11 est celle qui offre les matchs les plus compétitifs jusqu’ici. En plus du duel de jeudi dernier entre Seahawks et Cardinals, il y aura quatre autres matchs aujourd’hui et demain soir entre des équipes qui comptent au moins six victoires. Les Packers (7-2) se frotteront aux Colts (6-3), les Chiefs (8-1) aux Raiders (6-3), les Ravens (6-3) aux Titans (6-3) et les Rams (6-3) aux Buccaneers (7-3). Tout un programme !


2. DES ÉQUIPES COMPÉTITIVES

Parlant d’équipes qui revendiquent déjà au moins six victoires, elles sont au nombre de 15 cette saison. Pour les curieux, c’est du jamais-vu après 10 semaines d’activités. Le précédent record était de 14 à ce stade-ci de la saison, en 1984 et 1986. Le plus étonnant, c’est que des 15 équipes qui comptent six victoires ou plus, huit n’étaient pas des séries la saison dernière. Comme quoi le vent peut rapidement tourner dans la NFL.


3. UNE RARE SÉQUENCE

Les Dolphins feront face aux Broncos et le quart-arrière recrue Tua Tagovailoa tentera de décrocher sa quatrième victoire en autant de départs. S’il y parvient, il fera partie d’un club sélect. Ben Roethlisberger détient la marque avec des victoires à ses 13 premiers départs, en 2004. Sinon, seulement trois autres pivots ont remporté leurs quatre premiers matchs, soit Virgil Carter (1968, Bears), Mike Kruczek (1976, Steelers) et Phil Simms (1979, Giants).


4. ET DE SIX POUR JC JACKSON?

Le demi de coin des Patriots, JC Jackson, a réalisé un rare exploit en enregistrant une interception dans cinq matchs de suite. Il est ainsi devenu le premier joueur à réussir l’exploit depuis Reggie Nelson, en 2015. S’il ajoute une interception dans un sixième match de suite face aux Texans, il fera partie d’un groupe de sept joueurs dans l’histoire qui peuvent en dire autant. Aucun joueur à ce jour n’a connu une plus longue séquence de matchs avec au moins une interception.


5. CHOC DÉFENSIF

Le duel du lundi soir entre les Rams et les Buccaneers devrait rassasier les amateurs de bonnes défensives. Les Rams logent au deuxième rang pour ce qui est des points accordés (18,7 par match) et des gains accordés (296,4 verges par match). Les Bucs sont quant à eux troisièmes pour les gains accordés (300,3 verges par match) en plus d’être les meneurs dans la ligue pour les revirements provoqués (17). Pour les sacs du quart, les Bucs sont deuxièmes avec 32, tandis que les Rams les suivent avec 31.