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La soif de simplicité de Stephan Moccio

Stephan Moccio
Photo courtoisie

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Les plus grandes voix ont déjà accompagné Stephan Moccio en studio, qu’elles appartiennent à Céline Dion, Sarah Brightman, Miley Cyrus ou Josh Groban. Mais cette fois-ci, c’est en solo – armé de son seul piano – que le Canadien a enregistré son tout premier album de Noël.

Exit les grands orchestres, les productions ambitieuses et appuyées, et tous les flaflas. Stephan Moccio l’avoue, il a désormais soif de simpli-cité lorsque vient le temps de poser sur disque de nouvelles mélodies.  

En fait, son simple piano l’accompagne fidèlement depuis le début de la pandémie. De son studio en Californie – où il a posé ses pénates il y a quelques années –, le musicien avance avoir enregistré « quelques albums » au cours des derniers mois. Après son Tales of Solace, paru à l’été, Stephan Moccio lançait récemment Winter Poems, déposé dans les bacs au début du mois. 

« Et j’ai probablement un ou deux albums qui sont déjà prêts à être lancés en 2021 », avance-t-il en riant. 

La musique, il ne le cache pas, a été une véritable bouée, une échappatoire thérapeutique dans les derniers mois. Car Stephan Moccio devait initialement passer une bonne partie de l’année à sillonner l’Europe, l’Asie, l’Afrique et l’Australie, dans le cadre d’une tournée mondiale. 

La pandémie, évidemment, a freiné cet élan. Mais pas sa passion. 

« Je ne voulais pas que ce temps d’arrêt soit perdu. Si la musique m’a appris une chose, c’est la discipline. Alors j’enregistrais de la musique tous les jours pendant plusieurs heures. Si j’étais chanceux, j’avais quelques minutes que je pouvais garder de chaque séance. Mais l’important, pour moi, c’était de sentir que ce talent-là était utilisé », confie-t-il, en entretien au Journal

Noël sans paroles

C’est ainsi qu’il a pu réaliser un projet de longue date, celui d’enregistrer un album de Noël. 

Certes, le marché en est pratiquement saturé, de nouvelles offres s’ajoutant chaque année à ce catalogue bien précis. Par contre, celui de Stephan Moccio allait se démarquer d’une manière évidente. 

« Oui, il y a plein d’albums de Noël. Mais des albums de Noël instrumentaux ? Ça, j’ai l’impression qu’il n’y en a pas beaucoup. Depuis celui d’André Gagnon [lancé en 1992, NDLR], je ne me souviens pas d’en avoir entendu un particulièrement marquant », indique-t-il. 

« J’adore les Michael Bublé, Nat King Cole ou encore Mariah Carey, ces albums qui font danser et faire la fête. Mais moi, ce que je voulais, c’était quelque chose de plus introspectif. Avec l’année qu’on a tous vécue, ça me semblait particulièrement à propos en cette période-ci », ajoute Stephan Moccio. 

Classiques et nouveautés

C’est ainsi qu’il a posé sur disque 11 incontournables des Fêtes, auxquels il ajoute son flair musical grâce à de nouveaux arrangements (« mais je n’ai pas trop changé la mélodie ! » s’empresse-t-il de préciser). 

À ces Petit Papa Noël, O Holy Night et White Christmas s’ajoutent trois compositions originales de son cru, chacune évoquant des souvenirs d’enfance, plus précisément ses Noëls passés au Québec. 

Un de ces titres, Wistful, a d’ailleurs été mis en paroles par Natalie Hemby et Gary LeVox (leader du groupe Rascal Flatts) en vue d’un album solo de ce dernier. Le résultat, rebaptisé Christmas Will Be Different This Year, a été dévoilé il y a quelques jours. 

Un titre on ne peut plus approprié, vu les circonstances. 

Car oui, en effet, Noël sera bien différent cette année en raison de la pandémie. Ça, Stephan Moccio le sait bien.

« C’est la première fois de toute ma vie que je passe une année entière sans voir mes parents, qui habitent encore au Canada. Oui, on se voit sur FaceTime de temps en temps, mais ce n’est pas pareil du tout. Je pense à mes deux enfants qui ne pourront pas voir leurs grands-parents et les serrer dans leurs bras pour les Fêtes... C’est fou ce qu’on vit présentement », laisse-t-il tomber. 


L’album Winter Poems est présentement sur le marché.