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Le chef péquiste réclame des excuses

Il trouve inacceptable d’avoir été comparé à Pol Pot

PH-Twitter
Capture d'écran tirée de Twitter Le chercheur de l’Université Concordia, Kyle Matthews, a comparé le chef du Parti québécois à Pol Pot, un tortionnaire qui a tué plus de 1,5 million de personnes.

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Le chef du Parti québécois réclame des excuses publiques de la part de l’Université Concordia après que l’un de ses chercheurs l’ait comparé samedi à l’un des « pires meurtriers et génocidaires de l’histoire » sur Twitter.

« Pol Pot Plamondon », pouvait-on lire sur le compte Twitter de Kyle Matthews, directeur général de l’Institut d’études sur le génocide et les droits de l’homme de Montréal (MIGS) à l’Université Concordia, suivi d’un article du Journal sur le congrès virtuel du Parti québécois (PQ).

En plus de promettre la tenue d’un référendum dès son premier mandat, le programme électoral du PQ s’articulera autour d’un processus de « démondialisation » et de « décanadianisation » du Québec. 

Or, ce programme n’a pas semblé plaire au chercheur de Concordia, qui a sitôt comparé le chef Paul St-Pierre Plamondon à Pol Pot, ancien chef des Khmers rouges et du Parti communiste au Cambodge, qui a entraîné la mort de plus de 1,5 million de personnes.

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Tolérance zéro

« On fait une critique très légitime de la mondialisation pour protéger la démocratie et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. [...] Qu’un professeur de Concordia transforme ça en faisant un parallèle avec l’un des pires meurtriers génocidaires de l’histoire, c’est grave ! » s’insurge M. St-Pierre Plamondon en entrevue au Journal

« Le paradoxe, c’est que c’est un professeur qui consacre sa carrière à lutter contre la haine, mais qui fait de l’intimidation et de la diffamation sur la place publique vis-à-vis d’un politicien. »

Il estime que ce genre de comportement n’a pas sa place sur un campus qui devrait prôner la « protection de la liberté d’expression » et la « prévention de l’intimidation » pour que tout le monde soit à l’aise d’exprimer un point de vue divergent.

Il réclame des excuses publiques de l’université et du chercheur, et leur demande de rétracter la publication sur Twitter. 

Ni le chercheur ni l’université n’ont rappelé Le Journal