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Quand le cœur fait trop mal!

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Je n’avais pas besoin de la pandémie pour me sentir coupé du monde. Je l’étais avant qu’elle ne vienne bouleverser la vie de la planète, en supportant depuis plusieurs mois une séparation difficile, doublée par l’impossibilité de voir mes enfants pour cause de distance.

Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? Bien malin qui pourrait le dire, puisque celle qui m’a quitté avec nos deux enfants n’a rien à me reprocher. Si ce n’est, selon elle, de ne pas lui offrir la vie qu’elle mériterait. Était-ce à moi de lui procurer cette vie-là ? Il faut croire que oui, puisqu’elle a trouvé quelqu’un qui le fait bien.

J’avais déjà perdu ma femme et mes enfants quand la COVID est arrivée. Et cerise sur le gâteau, j’ai perdu ma job ensuite. Je n’ai jamais été quelqu’un de très hop la vie. Mais là, je me suis retrouvé au fond du baril. Et quand t’es au fond du baril, c’est là que tu te rends compte qu’il n’y a pas grand monde autour de toi qui peut t’aider à t’en sortir. Veux-tu ben me dire ce que ça me donne de continuer ?

Un gars trop ordinaire

Je tiens d’abord à vous donner un numéro de téléphone à garder sur vous en tout temps et à utiliser à chaque fois que vous allez broyer du noir comme présentement : 1-866-277-3553 où quelqu’un vous répondra 7 j/7 et 24 h/24. Une oreille attentive et empathique sera là pour vous écouter et pour vous diriger vers une ressource d’aide.

Vous devriez sans délai consulter votre médecin de famille qui pourra vous orienter vers une aide psychologique, et à défaut, rendez-vous à votre CLSC pour une consultation avec une ressource disponible. 

Je sais que lorsqu’on se retrouve dans votre état, on se pense seul au monde, mais ce n’est pas la réalité. Vos enfants comptent sur vous pour les mener vers l’âge adulte, et cette seule pensée devrait vous donner la mesure de l’importance que votre présence et votre amour représentent pour eux. 

La vie est faite de hauts et de bas, de belles choses et d’épreuves. Mais sur la durée, on peut affirmer que les bons moments dépassent les mauvais, pour peu que la lorgnette par laquelle on regarde sa vie soit orientée vers le positif et non l’inverse.