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LCF en pause: Jean-Philippe Bolduc allumé par de multiples projets

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Photo Agence QMI, Dominick Gravel Jean-Phillipe Bolduc prépare son après-carrière dans une entreprise de bois d’œuvre.

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Homme de nombreux projets, Jean-Philippe Bolduc n’allait certainement pas demeurer chez lui les bras croisés en attendant la saison 2021. 

Après avoir donné un coup de main à sa copine à sa boutique virtuelle de vêtements dans la fabrication de couvre-visages en avril et effectué un autre voyage en Thaïlande pour un camp d’entraînement d’arts martiaux mixtes, le demi défensif du Rouge et Noir d’Ottawa occupe depuis le 8 septembre un emploi de négociant de bois d’œuvre chez Boscus, une entreprise basée à Pointe-Claire.

«C’était trop broche à foin et j’avais le sentiment qu’il n’y aurait pas de saison bien avant l’annonce officielle, explique-t-il. Ce n’est pas mon style de rester les deux pieds sur le sofa et d’attendre le début de la saison.»

L’appel d’un ami

Il y a quelques années, Jordan Comtois avait contacté Bolduc pour vérifier son intérêt à joindre les rangs de Boscus. Les deux ont évolué ensemble avec les Cougars du Collège Champlain avant que leurs chemins se séparent dans les rangs universitaires, mais ils sont demeurés de bons amis. Cette fois-ci, c’est Bolduc qui a glissé un mot à Comtois de son intérêt avant son départ pour la Thaïlande. Une entrevue l’attendait à son retour en juin.

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Photo Martin Chevalier

«On avait planté la graine il y a quelques années et j’en ai profité cette année, image Bolduc. Mon père a aussi un bon ami qui travaille là. C’est un domaine complètement différent de ce que j’étais habitué de faire, mais j’aime ça. En plus, le bois d’œuvre est un secteur important de notre économie et je suis content d’y être associé. Parce que je négocie l’achat et la vente avec les moulins et qu’on suit constamment l’évolution du marché à la Bourse de Chicago et à la Bourse des commodités, je suis toujours au téléphone. Ce n’est pas un problème parce que je suis habitué. Le plus gros ajustement a été l’horaire de 8 h à 17 h.»

Après carrière

«Les premières semaines ont été difficiles parce que je n’avais aucun point de repère, que je ne connaissais rien au domaine, et le langage technique n’est pas évident, de poursuivre Bolduc. On ne parle pas de couvertures 3 ou de blitz. À 30 ans, je dois préparer mon après-carrière et cet emploi est l’une des plus belles choses qui me soient arrivées depuis longtemps. J’ajoute des flèches à mon arc dans un domaine qui est hyper compétitif.» 

Sans le savoir, Bolduc a eu un stage en négociations avant d’accepter son boulot de négociant de bois d’œuvre. «Je ne savais pas que ça deviendrait mon quotidien à temps plein, mais j’ai négocié moi-même mon nouveau contrat en décembre, souligne-t-il. Je me suis assis face à face avec le directeur-gérant Marcel Desjardins. C’est une expérience que je voulais vivre au moins une fois dans ma carrière. J’ai signé un contrat de deux ans. Ça s’est bien passé et ce fut une belle expérience. Je ne veux me fermer aucune porte.»

Travail dans une mine

Même s’il a su dès le mois de juin qu’il obtenait le boulot chez Boscus, Bolduc n’a débuté qu’en septembre. Il ne voulait pas demeurer à la maison et il ne se sentait pas très à l’aise dans l’entreprise de sa copine, ne se considérant pas vraiment un gars de mode. Il s’est donc trouvé un autre emploi. 

«J’ai travaillé dans une mine de nickel (Nunavik Nickel) au Nunavut, souligne-t-il. J’ai fait 21 jours de 12 heures en août et vécu plein d’expériences. Pour ne pas contracter la COVID-19, les employés locaux demeuraient à la maison afin de ne pas risquer de propager le virus dans leur communauté, ce qui serait dévastateur. Je faisais les tâches qui leur revenaient habituellement. Selon la formule du “fly in fly out”, on m’a offert de continuer ce que j’aurais fait, mais je m’étais engagé chez Boscus.»