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LCF en pause: un virage à 180 degrés pour Mickaël Côté

Mickael Côté
Photo courtoisie Mickaël Côté n’a pas hésité à se salir les mains au cours de l’été.

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Mickaël Côté a profité de l’annulation de la saison de la LCF pour prendre un virage à 180 degrés.

Le secondeur du Rouge et Noir d’Ottawa a été inspiré par Jean-Martin Fortier qui favorise une agriculture bio-intensive où la production est concentrée sur une petite surface et mise sur le secteur biologique au sein de son entreprise Les Jardins de la Grelinette, une microferme située à Saint-Armand en Estrie et fondée en 2004 en compagnie de Maude-Hélène Desroches.

«J’écoutais Jean-Martin à la télévision et je trouvais super cool son métier et ses valeurs, souligne Côté. J’ai pris des cours en ligne au cégep de Victoriaville qui est spécialisé en agriculture biologique. J’ai aussi lu son livre (Le jardinier maraîcher) sur les microfermes et l’agriculture bio-intensive qui favorise les cultures une sur l’autre, ce qui est bon pour le sol. C’est plutôt inusité, parce que je n’ai aucun passé dans le domaine agricole et j’ai débuté mes études universitaires en sciences de l’exercice avec l’objectif de travailler comme thérapeute sportif avant d’opter pour le programme d’arts et sciences avec des cours de philosophie, de théologie et de sciences. J’ai pigé partout et je suis sorti avec un baccalauréat par cumulatif. Concordia m’a servi à ouvrir mes horizons. Le milieu m’intéressait quand je jouais avec les Stingers et je vantais les mérites du végétarisme à mes coéquipiers.»

Une sérieuse blessure à un genou a incité Côté à préparer son avenir. «Parce que je n’étais pas certain qu’Ottawa me signe de nouveau après ma blessure à un genou qui a mis un terme à ma saison en 2019, j’ai commencé les démarches pour me trouver un emploi, raconte-t-il. La pandémie a confirmé mon envie de travailler aux champs. J’ai rencontré Jean-Martin qui m’a expliqué son modèle de ferme. Ça m’intéressait beaucoup et il m’a embauché. Il trouvait ça bien drôle qu’un joueur de football s’intéresse à l’agriculture biologique et il était impressionné en même temps.»

Mickael Côté
Photo d'archives

Nouvelle passion

Côté a grandement apprécié son premier été passé aux champs, qui s’est terminé à la fin octobre. «J’ai découvert une belle passion, exprime-t-il. Comme au football, j’étais dehors et je travaillais fort. Je me donnais physiquement, tout en étant utile. Ça nécessite les mêmes qualités qu’au football, notamment l’ardeur au travail. J’ai encore la passion du football et j’ai envie de jouer encore, mais je suis content d’avoir cette nouvelle option dans ma poche arrière.»

Sa microferme

Côté souhaite retourner aux Jardins de la Grelinette la saison prochaine. «J’ai eu beaucoup de plaisir cet été et mon expérience a confirmé que je veux poursuivre dans ce domaine, mentionne-t-il. Parce qu’on n’a pas besoin d’investissement massif et qu’on travaille avec des outils manuels, je souhaite m’acheter un terrain et nourrir ma communauté. J’ai hâte de le faire et je souhaite me lancer en affaires rapidement, mais je veux passer une autre saison avec eux parce que j’ai encore beaucoup d’apprentissage à faire. Même si les investissements ne sont pas si importants, je veux mettre de l’argent de côté afin de démarrer mon projet quand je serai prêt.»

S’il a touché à de multiples tâches cet été, Côté s’est notamment rendu au marché public où il vendait les produits qu’il avait cultivés. «Les gens sont très ouverts à ce type de modèle. Je participais aux récoltes et à la mise en terre. C’était trippant du début à la fin du processus.»

Quand il se lancera en affaires, Côté n’aura pas à chercher bien loin pour dénicher un partenaire. «Ma blonde a travaillé à la ferme des Quatre-Temps sur le bord du fleuve dans Charlevoix cet été, une entreprise du même type que celle où j’ai travaillé, précise-t-il. Comptable, elle a fait le changement vers l’agriculture biologique en même temps que moi.»