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Négociations dans le secteur public: «Nous sommes rendus dans le mur!», dit Marc Ranger de la FTQ

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Huit syndicats du secteur public sont descendus dans les rues de Montréal et de Québec, mercredi, pour réclamer de meilleures offres du gouvernement Legault dans le cadre des négociations dans le secteur public.

Leur convention collective est échue depuis le 31 mars dernier et ils revendiquent de meilleures conditions de travail.

  • Écoutez le président de la FTQ Daniel Boyer avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

Les travailleurs réclament ainsi des offres concrètes pour résorber la crise qui sévit dans les services publics depuis bien avant la pandémie.

«On envoie un message très clair au gouvernement du Québec. Il faut réinvestir dans les services publics de façon importante. Monsieur Legault a une obligation de résultat et il doit se démarquer», a indiqué Jacques Létourneau, président de la CSN, à la place George-V, à Québec.

«Depuis 20 ans au Québec, on a fait des coupes dans le milieu de la santé et ç’a eu des conséquences dramatiques en éducation, notamment. Il faut que le gouvernement nous écoute.»

Pendant ce temps, Marc Ranger, de la FTQ, sonnait l’alarme à Montréal, car il déplore que les négociations soient «au point mort».

«Nous sommes rendus dans le mur. Il y a une menace sérieuse de rupture de service, a-t-il ajouté. On le dit déjà depuis un certain temps. Nos travailleurs, on ne dit même plus qu’ils sont épuisés. On parle de problèmes de santé mentale.»

Les organisations du secteur public syndicales (CSN, CSQ, FIQ, APTS, FTQ, FAE, SFPQ, et le SPGQ) participaient entre autres aux manifestations. Ils représentent plus de 500 000 travailleurs.

Lundi, le gouvernement Legault et la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec annonçaient la première entente de principe sur les matières sectorielles entre les deux parties.

À peine entérinée, celle-ci a été rejetée par les déléguées de la FIQ.