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Bergevin, Maciocia et Gilmore y croient

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Photo Agence QMI, Joël Lemay France Margaret Bélanger est cheffe des affaires commerciales au sein du Groupe CH.

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Le Canadien compte deux femmes au sein de son personnel administratif. France Margaret Bélanger est cheffe des affaires commerciales tandis qu’Anna Martini est pour sa part cheffe de la direction financière.

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Leurs fonctions ne les impliquent pas dans les opérations hockey. Ce rayon relève de Marc Bergevin, qui occupe le poste de directeur général depuis 2012. Aucune femme ne fait partie de ce secteur, mais il n’est pas dit que la porte ne finira pas par s’ouvrir un jour.

Bergevin affirme ne pas faire pas de distinction dans le choix de ses employés. En vacances pour quelques jours, il a pris le temps de répondre par message texte à la question qui lui a été envoyée sur le sujet.

« Que ce soit pour les joueurs comme pour le personnel des opérations hockey, j’ai toujours été guidé par le même principe, dit-il. Je recrute les personnes qui me semblent les plus compétentes sans égard à leur genre, à leur race et à leur religion. »

Embauchera-t-il une femme un jour ?

On verra.

Maciocia avait de la place pour Raîche

Les Alouettes ont été la première organisation sportive professionnelle à Montréal à embaucher une femme aux opérations sportives. Il s’agit, comme on le sait, de Catherine Raîche, qui a ensuite suivi Jim Popp chez les Argonauts de Toronto. Elle poursuit sa carrière avec les Eagles de Philadelphie.

Son nom faisait partie de la liste des personnes que Danny Maciocia voulait embaucher lorsqu’il a fait part de son intérêt pour le poste de DG des Alouettes après le départ de Popp, en 2016.

« Je projetais d’en faire mon adjointe, raconte Maciocia, qui a finalement été retenu pour le poste au début de l’année.

« Les informations que j’avais au sujet de Catherine Raîche étaient excellentes. On la décrivait comme une femme brillante qui connaissait bien le football. Comme je tenais à m’entourer des meilleures personnes possible, elle représentait une candidate logique à mes yeux. J’avais eu l’occasion de lui en parler. »

Mais la famille Wetenhall avait déjoué ses plans en lui préférant Kavis Reed, qui cumulait en plus les fonctions d’entraîneur en chef. C’est à ce moment que Raîche a pris le chemin de Toronto.

« Aucune femme ne travaille aux opérations football dans la Ligue canadienne en ce moment, mais je suis sûr qu’il y en aura incessamment, continue Maciocia.

« J’encourage fortement les femmes qui aimeraient travailler dans le domaine à faire des stages avec des équipes. Ça va répondre à leurs questions et leur permettre d’apprendre des choses. J’entends mettre sur pied un tel programme avec les Alouettes. » 

Plusieurs agentes

Maciocia remarque un grand changement entre ses années comme directeur général des Eskimos d’Edmonton et maintenant.

« De plus en plus de joueurs font appel à des agentes pour négocier leur contrat, observe-t-il.

« On ne voyait pas ça quand je travaillais à Edmonton (2002 à 2010). Les agentes avec lesquelles je négocie sont à l’emploi de firmes ou sont travailleuses autonomes. Elles sont bien préparées et connaissent bien le milieu. »

L’aînée de ses trois filles, Bianca, âgée de 21 ans, a de l’intérêt pour le football. Elle a suivi son père partout où sa carrière l’a amené. Étudiante à l’Université Concordia, elle considère la possibilité de travailler dans le football après ses études.

Question de temps au soccer

Au soccer, deux femmes font partie du bureau de direction de la MLS. JoAnn Neale est président et cheffe de l’administration tandis qu’Anastasia Dania Schmidt est vice-présidente exécutive et directrice des affaires juridiques.

Le circuit compte deux arbitres femmes, mais aucune équipe ne mise encore sur une femme aux opérations soccer. Le président de l’Impact, Kevin Gilmore, pense toutefois que ce n’est qu’une question de temps avant que ça arrive.

« On est ouvert à l’inclusion, c’est sûr et certain », affirme Gilmore.

« Mais pour le moment chez l’Impact, on a un personnel plutôt restreint. On a quatre entraîneurs, un directeur sportif et un adjoint. Ce n’est pas comme si on avait un personnel d’une quarantaine de personnes, comme on le voit au hockey ou au baseball.

« Les opportunités sont plus limitées, mais ce n’est qu’une question de temps. Le soccer pratiqué dans les communautés est très inclusif. Au Québec, 40 % des joueurs sont des filles. Si elles veulent occuper des postes techniques, c’est possible. Elles sont autant capables que les garçons. »

Gilmore souligne que l’ancienne entraîneuse de l’équipe américaine féminine, Jill Ellis, a été interviewée récemment pour le poste d’entraîneur du D.C. United (Washington). Il mentionne aussi que deux femmes font partie du trio de propriétaires du Saint Louis City SC, qui fera ses débuts dans la MLS en 2023. Carolyn Kindle Betz est l’actionnaire principale.