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Les masques à fenêtre transparente permis

Des intervenants œuvrant auprès de certaines clientèles plus vulnérables pourront porter ces couvre-visages

Les masques à fenêtre transparente permis
Photo d'archives

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Même si les intervenants œuvrant auprès de certaines clientèles vulnérables pourront désormais utiliser des couvre-visages à fenêtre transparente, des associations critiquent le fait que les poupons en milieux de garde demeurent les « grands oubliés ».

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« C’est encore du temps et des mois de perdus pour nos tout-petits », s’inquiète Sophy Forget-Bélec, présidente de l’Association québécoise des milieux familiaux éducatifs privés.

« Tout ce qu’on demande, c’est d’élargir ces nouvelles mesures en y ajoutant les poupons, qui sont en plein dans l’apprentissage du langage. 

« On ne comprend pas pourquoi ils restent oubliés », poursuit-elle.

En effet, en date du 13 novembre dernier, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a modifié ses normes, autorisant désormais le port de masques à fenêtre transparente « non certifiés » pour les intervenants auprès de certaines clientèles.

« Masque maison » 

Ainsi, les personnes œuvrant auprès de clientèles ciblées par la CNESST pourront porter des « masques maison » munis d’une fenêtre transparente.

Il s’agit des personnes ayant une déficience auditive ou visuelle, ainsi que des personnes ayant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme. 

La CNESST précise notamment que « le fait de ne pas voir tout le visage de l’intervenant peut faire en sorte que l’usager se désorganise s’il ne reconnaît pas l’intervenant ».

La nouvelle réglementation autorise également les personnes travaillant auprès d’aînés en perte de capacités cognitives à porter ce type de masque « non certifié » par la Santé publique.

Pour l’Association des personnes avec une déficience de l’audition, il s’agit d’une bonne nouvelle. On déplore toutefois l’absence de mesure pour les enfants en bas âge. 

« Un enfant qui rencontre une difficulté du langage en raison du masque, c’est comme en cohérence avec la personne malentendante. Nous aimerions donc que tout le monde ait accès à ces masques, de façon équitable », affirme pour sa part la directrice de l’association, Marie-Hélène Tremblay.

Pétition

Jusqu’à tout récemment, un seul masque de procédure, donc à usage unique, était autorisé par les autorités sanitaires. Toutefois, celui-ci est fabriqué aux États-Unis et il est en rupture de stock.

Par ailleurs, à la suite de notre reportage sur les effets néfastes du port du masque par les éducatrices en milieux de garde, publié récemment, une pétition a été lancée sur la plateforme Avaaz.org, réclamant le port obligatoire du masque à fenêtre transparente pour tous les intervenants du milieu de la petite enfance.

La pétition, adressée au premier ministre François Legault, ainsi qu’au directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, a récolté plus de 1000 signatures en moins d’une semaine.

Son instigatrice, Carine Boudreault, souhaite que ces masques soient rendus disponibles en garderie, le « plus rapidement possible ». 

« C’est très préoccupant », affirme la mère de deux enfants, âgés de trois ans et de 9 mois. 

« Chaque journée compte pour le développement des tout-petits de cette cohorte mise à risque », dit-elle.

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