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Dépistage de la COVID-19: manquer une semaine et demie d’école pour un test invalide

GEN - JOELLE LANCTOT ET SEDS EUX CHIENS
Photo Martin Alarie La jeune Maude Beaulac n’a jamais reçu le résultat de son premier test. Elle est en compagnie de ses parents, Chantale et Simon, et de son frère Xavier.

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Un père de famille est découragé après des ratés du système de dépistage de la COVID-19 à Laval. Sa fille a manqué une semaine et demie d’école en raison d’un test invalide dont le résultat ne lui a jamais été transmis.

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En bon citoyen, Simon Beaulac n’a pas voulu prendre de risque lorsque sa fille de 12 ans s’est mise à tousser au début du mois. Le 9 novembre au matin, Maude est allée passer un test au Centre de la nature de Laval, lieu de dépistage désigné de la région.

L’adolescente s’attendait à manquer un ou deux jours de classe, le temps de recevoir son résultat. Cette démarche allait également forcer son frère de 15 ans à rater lui aussi des jours d’école. Mais ce que la petite famille ne savait pas, c’est qu’ils n’auraient jamais de nouvelles de ce test.

Après quatre jours d’attente, le père de famille a entrepris les démarches suggérées par le CISSS de Laval sur son site web. Il a laissé un message dans la boîte vocale destinée aux patients sans nouvelles de leur résultat de dépistage. Puis un autre, et un autre, et un autre... sans succès.

«C’est frustrant de ne pas être capable de joindre personne. Ils te disent de laisser des messages et qu’ils vont rappeler, mais ils ne rappellent pas», peste Simon Beaulac.

Retards scolaires

Pendant ce temps, l’école refusait de réintégrer le frère et la sœur sans résultat de dépistage. Et puisque leurs classes respectives n’étaient pas en isolement, ils n’ont pas eu droit aux cours en ligne.

«Quand c’est un retrait d’un enfant, il n’y a pas d’enseignement à distance, c’est à l’enfant à contacter ses amis et de faire son suivi», se désole le père. Il rappelle que sa fille n’est qu’en première secondaire et qu’elle a dû se débrouiller seule pour rattraper ce que ses compagnons faisaient en classe.

Notons que, depuis, le ministre Jean-François Roberge a rectifié le tir. Dorénavant, tous les élèves qui sont en isolement à la maison de façon individuelle auront droit à de l’enseignement à distance.

Découragé et impuissant, M. Beaulac a envoyé son adolescente repasser un second test de dépistage le 17 novembre. «Notre niveau de stress était incroyable dans la maison». Le résultat négatif est arrivé deux jours plus tard, ce qui a finalement permis aux enfants de reprendre le chemin de l’école, non sans du retard accumulé dans plusieurs matières.

Problème technique

Joint par notre Bureau parlementaire, le CISSS de Laval a expliqué que le premier test de dépistage de la jeune fille «a été annulé par le laboratoire» en raison d’un problème technique.

«Il s'agit d'une triste situation, mais qui arrive rarement. Nous sommes désolés des inconvénients que la patiente a dû subir», a précisé Judith Goudreau, du service des communications.

Elle a ajouté que de l’aide serait dorénavant offerte aux usagers les jours de semaine. «En ce qui concerne les nombreux appels de la mère au CISSS (sans avoir de retour d'appel), j'aimerais vous mentionner que nous avons mis en place un nouveau service d’information à la population», a-t-elle insisté.

Selon Mme Goudreau, un message aurait été laissé sur la boîte vocale d’un des parents le 16 novembre indiquant que le premier test était invalide et qu’un deuxième dépistage était recommandé.

Une version contestée par Simon Beaulac, qui jure que sa conjointe et lui n’ont jamais eu d’appel du CISSS de Laval, historique des appels entrants manqués et reçus à l’appui. 

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