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«Enlèvement» de Daniel Lessard: la vie réelle comme inspiration

Daniel Lessard
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin Daniel Lessard

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Deuxième roman de la série policière mettant en scène le duo féminin formé de la sergente-détective Sophie Comtois et de la journaliste Marie-Lune Beaupré, Enlèvement propose une course folle pour retrouver un enfant disparu dans les Collines-de-l’Outaouais. Daniel Lessard, journaliste à la retraite et auteur à succès, s’est inspiré de faits marquants de l’actualité pour créer cette intrigue pleine de rebondissements.

<b><i>Enlèvement</i></b><br/>
Daniel Lessard<br/>
Éditions Pierre Tisseyre<br/>
376 pages
Photo courtoisie
Enlèvement
Daniel Lessard
Éditions Pierre Tisseyre
376 pages

Sophie Comtois se retrouve dans une vraie course contre la montre lorsque la Sûreté du Québec lui confie un dossier de disparition. En Outaouais, une fillette a disparu sans laisser de trace à la fin des classes, sans que personne l’ait vue quitter son école.

La sergente-détective, tout juste revenue du congé de maladie qu’elle avait dû prendre à la fin de La louve aux abois, doit faire vite. On craint que la petite ait été victime d’un enlèvement. Fait troublant, un autre enfant a disparu de la même école, dans des circonstances similaires, quelques mois auparavant.

De bonnes sources

En entrevue téléphonique, Daniel Lessard parle avec verve de son nouveau livre, un roman au rythme soutenu, rempli d’émotions fortes. Après La Dalle des morts, il est revenu au roman policier. Il a trouvé son sujet après avoir discuté avec une bonne amie qui l’a mis en relation avec une de ses connaissances, nouvellement retraitée de la DPJ.

« On a eu plusieurs conversations. J’ai vérifié plein de choses avec elle. Elle a été très utile », partage-t-il. Sans dévoiler de punchs, c’est cette personne qui lui a fourni le filon qu’il a exploité dans son polar qui traite de disparition d’enfants.

Un sujet perturbant

Les sujets abordés dans cette intrigue sont difficiles. « La maltraitance des enfants, je trouve ça épouvantable et j’ai toujours eu de la difficulté à comprendre pourquoi les parents avaient des enfants s’ils ne voulaient pas s’en occuper, ou plus encore, les maltraitaient. »

L’histoire très troublante de la petite fille de Granby – point de départ du roman – l’a aussi complètement dépassé et il s’en est inspiré, en partie. « Elle a été racontée tellement crûment que ça ne pouvait pas te laisser indifférent. »

Daniel Lessard s’est attaché à ses deux héroïnes, Sophie Comtois et Marie-Lune Beaupré. « Je suis plus attaché- à la policière qu’à la journaliste. La journaliste, des fois, je trouve qu’elle est un peu brouillon, dans sa vie personnelle, surtout. Mais je les aime bien toutes les deux et j’ai bien l’intention de les garder pour un autre livre. Sophie Comtois, si elle existait pour vrai, je pense que je lui ferais de l’œil ! »

Ses projets

En ce moment, il travaille sur son prochain roman historique, son genre préféré. Il traitera d’un événement marquant du début du 20e siècle présenté dans le contexte d’un petit village où les citoyens sont aux prises avec des charlatans.

Par ailleurs, Daniel Lessard trouve le contexte de la pandémie difficile et regrette de ne pas rencontrer les lecteurs à l’occasion des différents salons du livre.  


♦ Le journaliste émérite Daniel Lessard a pris sa retraite en 2011, après 39 années passées à Radio-Canada.

♦ Depuis, il a publié neuf romans.

♦ Daniel Lessard a été nommé membre de l’Ordre du Canada en 2019.